Si vous souhaitez encore poster dans l'event des antidotes, vous pouvez jusqu'à août !
Pour en savoir plus, allez donc faire un tour dans les flashbacks !
Pas de restrictions au niveau des groupes :
vous pouvez venir incarner qui vous le souhaitez,
qu'importe votre maison ou la pureté de votre sang !

Nouvel event très important pour la suite !
Pour en savoir plus, allez donc à Poudlard, où tout semble arriver !
Nouveau recensement en cours pour juin/juillet !
Pour en savoir plus, allez donc ici pour ne pas être supprimé !

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 Mine !

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MessageSujet: Mine !   Mine ! EmptySam 19 Jan - 15:49


MINE !



Une grimace déforme le visage du chef de clan alors qu'il pose la main sur la gueule du dragon. Il ferme lui-même les grands yeux violacés, les mains tremblant.
Non pas de tristesse, mais de rage.
Rachaibh ga fhaighinn.
L'ordre claque sèchement dans la montagne. Personne ne s'y trompe et toutes les personnes présentent transplanent. Toutes, à l'exception de Colm, resté aux côtés de son chef pour l'aider à transporter la dépouille.
La majestueuse créature est étendue de tout son long. Si ce n'était pas pour l'absence de respiration, on pourrait penser qu'elle dort. Un indice, toutefois, ne trompe pas : une blessure béante a ouvert le flanc de la bête, qui est mort d'exanguination.
Un maléfice. Et un gros.
Une chance qu'ils aient trouvé où l'animal s'était caché pour mourir en premier. Sans quoi ils auraient traité le corps sans aucun respect et l'auraient dépouillé jusqu'à l'os.
Il était hors de question qu'il laisse faire.
Les braconniers responsables étaient forcément encore sur l'archipel. Ils y étaient parvenu en bateau – ils l'avaient trouvé planqué dans une petite crique, et y avaient immédiatement fichu le feu -, ce côté de l'archipel étant incartable.
Il faut ce qu'il faut pour protéger le clan.
Ils étaient probablement encore en train de fouiller les grottes à la recherche de la bête. Avec un peu de chance, ils étaient tombés sur un autre dragon qui les avait boulottés tout cru.
Il valait mieux pour eux.
Deux baguettes s'élèvent. Une fumée rougeâtre se répand dans la cavité rocheuse, enveloppe l'animal et les deux soigneurs. Quand elle se dissipe, tous ont disparu.

Quelques mots sont prononcés en gaélique.
Les Ecossais se recueillent sur la dépouille du dragon, en silence.
Puis le travail commence. Avec des gestes empreints de respect, les petites mains s'affairent : on écorche l'animal pour récupérer la peau, on découpe la viande, on détache les griffes, on s'empare des organes. Chaque élément aura une utilité ou une autre, et on ne perd rien.
Et puis, un patronus en forme de mouette arrive.
Fhuair sinn iad.
Alistair redresse l'échine et échange un regard avec son bras droit. Ce dernier hoche la tête, et tous deux transplanent immédiatement.
Ils réapparaissent au dernier sous-sol du château du clan. Au dessus de leurs têtes, les caves à Whisky Pur Feu, où leur production vieillit tranquillement, en fût. Ils sont dans les oubliettes.
Face à eux, trois hommes sont solidement attachés, dont deux avec un baillon dans la bouche. Le dernier, sans doute identifié comme étant le chef, toise Alistair avec un air mauvais. Il n'a pas conscience de ce qui l'attend visiblement. D'ailleurs, il se permet une réflexion désobligeante en jetant un regard à ses camarades du crime ; que deux autres hommes, en plus du chef et Colm, les menacent de leurs baguettes, ne l'inquiète pas vraiment.
Que pourraient-ils lui faire de toute façon ?
Sauf que la réponse ne se fait pas attendre. Alistair s'avance de quelques pas, et, sans prévenir, envoie ses phalanges à la rencontre de sa mâchoire. Le bruit d'un craquement sinistre se fait entendre.
Ça ne les avance pas à grand chose, mais ça fait du bien. Et puis, cet abruti a fermé sa grande gueule, du coup.
Il secoue la main, comme pour chasser la douleur occassionnée par le choc et d'un geste vif sort sa baguette, la colle dans le cou du bonhomme, un air plus que menaçant sur le visage.

Ce n'est pas un patronus qui l'interrompt cette fois, mais une voix qui toussote. Du coin de l'oeil, Alistair reconnaît la silhouette fantômatique de Tante Hildegarde, dans sa grande robe tout droit sortie du treizième siècle.
Vous avez de la visite, neveu. Une jeune femme, qui apparemment a eu vent de vos affaires.” Elle désigne les trois zozos d'un signe de tête, et poursuit : “Gregory l'accompagne en ce moment-même jusqu'à vous.
Un grognement sort de la gorge du chef de clan, qui consent alors à baisser sa baguette. Comment l'information avait-elle fuitée hors du clan ?
Merci ma tante. Vous pouvez disposer.
Congédiée, le spectre ne se fait pas prier. Et ce n'est que pour entendre un autre spectre faire son entrée, non sans essayer de faire du gringue à celle qu'il accompagne. Incorrigible Gregory…
Alistair aurait volontiers fait une remarque piquante et bien sentie à ce dernier, qui aurait pu perdre son invitée dans le château pour gagner du temps. Ainsi, ils auraient pu se débarrasser des braconniers d'une façon ou d'une autre.
Mais non.
Il n'avait jamais pu dire non à une belle paire de jambes.
D'ailleurs, il ne met pas longtemps à reconnaître la personne qui l'accompagne. Ça aurait pu être pire ; mais il est hors de question qu'elle reparte avec ses braconniers.
Good Day to you, lass.” Il feint l'innocence, se comporte comme si la situation était parfaitement normale. “I am a wee bit busy at the moment. Maybe later will we be able to share a wee dram, aye ?1
C'est ça copain, essaie de noyer le poisson.
La dame va se laisser avoir.

____________________
1 Bonjour, jeune fille. (lass = jeune fille, surnom souvent affectueux donné en Ecosse) Je suis présentement un petit peu occupé. Peut-être pourrions nous prendre un petit verre ensemble après ? (wee = petit, wee dram = petit verre, dialecte écossais)
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyMar 22 Jan - 3:27






La boue lui montait jusqu'aux genoux et elle se sentait s'enfoncer encore un peu plus alors qu'elle écoutait avec ennui le témoignage de l'homme devant elle. Son collègue prenait des notes comme il pouvait mais ce n'était pas facile. En effet, l'homme leur racontait ce qu'il avait vu la veille. Jusque là, très bien. Mais il racontait vraiment tout. Chaque petits détails, même les plus inutiles y passaient. Ils avaient bien tenté de le remettre sur le droit chemin, lui précisant que ce qu'il mangeait ou buvait à ce moment là importait peu, mais non. L'homme était dans son propre monde, pris dans une histoire que Lyna comprenait de moins en moins. Grimaçant, elle réussit à s'extirper de la boue, soufflant un bon coup pour se faire remarquer.

« Monsieur. Les braconniers. Ils sont parti dans quelle direction ? » Venait-elle de le couper ? Oui, totalement. Mais il avait bientôt deux jours de retard sur ces hommes et Lyna commençait réellement à en avoir marre. Cela faisait des semaines qu'ils poursuivaient ces types et leur seul piste était celle-ci. L'homme avait dit savoir où ils étaient, alors oui, Lyna s'en fichait bien de savoir qu'il était constipé depuis une semaine après avoir mangé du riz avarié. Non mais sérieusement. Si les gens ne supportaient pas la solitude, ils devraient arrêter de vivre isolés. Pris de cours, le témoin bafouilla un peu avant de leur répondre, leur donnant alors un papier qu'il avait trouvé après leur passage. Lyna prit une grande inspiration et le remercia, reprenant la route, toujours autant en colère et pressée.

« Pas possible, ça... » Tout était marqué sur ce stupide papier et ils venaient de prendre presque une heure à écouter un vieil homme parler de sa vie. Lyna jura tout bas, sachant très bien que son collègue l'entendait. Il eut un petit rire d'ailleurs. Ils transplanèrent quand ils purent, direction le Ministère de la Magie à Londres. C'était là que tout avait commencé, d'ailleurs. Les braconniers devaient être en prison à l'heure qu'il est mais une erreur de papiers était survenue et hop, les criminels avaient été relâchés dans la nature. Lyna adorait son métier mais parfois elle se demandait vraiment ce qu'il se passait dans la tête des bureaucrates... Mais bon. Elle s'était promis de ne plus les juger aussi vite, alors. Même si elle pensait que c'était bel et bien de leur faute. Ils n'étaient pas si débordés que ça, il fallait pas exagérer non plus. Mais c'était la vie.

Des enquêteurs avaient immédiatement récupéré le papier, recherchant activement où ils pourraient être. Pendant ce temps là, Lyna en avait profité pour nettoyer son pantalon à l'aide d'un sort rapide. Malgré ça, elle allait avoir besoin d'une bonne douche en rentrant chez elle. Si elle rentrait un jour. Parce qu'à cette vitesse là, elle allait repartir dans quelques heures ailleurs et ne reviendrait sûrement pas pour dormir dans son lit douillet. Quand les braconniers en fuite furent localisés, Lyna et son collègue repartirent, ne souhaitant pas perdre encore plus de temps. À force de transplaner, elle allait vomir, c'était pas possible autrement... « Tu connais cet endroit, toi ? » lui demanda alors son collègue et ami. Lyna haussa seulement les épaules, répondant vaguement. Elle en avait entendu parlé mais n'y avait jamais mis les pieds. Mais impossible de se souvenir où elle avait entendu ce nom... Peut-être une connaissance ou simplement pendant ses études.

Arrivés sur les lieux, ils se séparèrent. En effet, il n'y avait aucunes traces des braconniers là où ils avaient été localisés. Son collègue continuait de poser des questions à ceux qu'ils rencontraient et Lyna s'en alla demander de l'aide. Une jeune femme, peut-être un peu trop bavarde, lui confirma ce qu'elle pensait. Les braconniers avaient déjà été pris. Une piste, donc. Ce fut un fantôme plutôt racoleur qui l'accompagna. C'était d'ailleurs bien la première fois qu'un fantôme tentait ce genre de choses. C'était assez drôle, elle devait bien l'avouer. Du moment où Lyna entra dans la pièce, elle fut en mesure de reconnaître l'homme devant elle. Ah. Même si les mauvais sentiments envers lui avaient été balayés depuis des années, cela restait une situation maladroite pour la jeune femme. Mais elle était là en mission et non pour se remémorer de Poudlard et de ses amourettes d'adolescente.

« Alistair. » répondit seulement Lyna d'une voix assez ferme. La situation était comique, dans un sens. Pensait-il réellement qu'elle ne verrait pas les hommes qu'elle recherchait depuis des semaines ligotés derrière lui ? Avec d'autres personnes, apparemment prêtes à se défendre en cas de besoin ? Elle était parfois naïve peut-être, mais là, ce serait la prendre pour la dernière des idiotes. « Ces hommes sont recherchés par le Ministère de la Magie. J'ai ordre de les ramener à Londres. Vivants. » précisa-t-elle, se doutant bien du sort qui serait réservé à ces tueurs. Lyna ne les portait pas dans son cœur, et si cela ne tenait qu'à elle, elle les laisserait ici. Mais elle se voyait mal expliquer à ses supérieurs qu'ils n'étaient pas là et qu'en plus, ils avaient complètement perdu leur trace. Et éviter un accident diplomatique serait plutôt pas mal. « Après, ils ont dis vivants. Je n'ai eu aucun ordre par rapport à leur état physique. » sourit-elle, presque innocente. « Mais je vais quand même devoir les ramener avec moi. J'espère que tu comprends. » Elle voulait bien qu'ils sont amochés, mais ils rentreraient avec elle, un point c'est tout.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyMar 22 Jan - 20:27


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La cavalerie est arrivée.
Les braconniers ont bien compris, maintenant, que finir aux mains du clan plutôt qu'à celles de aurors n'était pas tellement à leur avantage. Ces hommes en kilt n'étaient pas commodes, et ils avaient tout leur temps.
Pas besoin d'être un génie pour comprendre que le poing dans la figure n'était qu'un préliminaire.
Alors évidemment, l'arrivée d'une charmante jeune femme, sans doute plus facile à amadouer, n'était que pour leur plaire.

Ce qu'il peut bien se passer dans la tête de ses prisonniers est le cadet des soucis du chef de clan. Il n'est pas dupe, Lyna n'est pas là pour prendre un verre en son aimable compagnie. Elle lui aurait sans doute préféré quelqu'un d'autre pour ça.
Il jette rapidement un coup d'oeil aux trois hommes ligotés avant de se tourner à nouveau vers la jeune femme, songeur. Il a bien entendu chacun de ses mots.
Qu'elle voulait les récupérer – pour que le ministère puisse les relâcher tôt ou tard, comme d'habitude.
Vivants – un cadavre n'était pas une option.
Il n'a cela dit pas besoin qu'elle précise pour lire les sous-titres : vivant ne veut pas dire entier. Et si l'on en croit les sourires mauvais qui déchirent les visages de ses hommes, tous l'ont compris.
C'est une info qui ne va pas tomber dans l'oreille d'un sourd.

You heard the lady,” souffle alors le chef de clan d'une voix parfaitement calme, d'une froideur effrayante. “Alive does not imply whole. Which limp do you think the dragons will enjoy the best ?1
On reconnaît là toute l'ascendance Serpentard qui coule dans les veines d'Alistair. Couplée à sa froide logique de Serdaigle, elle est redoutable, car il connaît parfaitement bien l'impact des mots.
Pourquoi se contenter de faire souffrir, quand l'imagination pouvait le faire pour lui ?
L'anticipation, l'attente, la crainte étaient des armes à manier avec précaution ; mais quand on les manie avec habileté, on peut faire des merveilles.
La pointe de la baguette de cèdre s'enfonce dans l'épaule du chef, alors que le chef de clan reste impassible.
The arm ?” souffle-t-il de façon glaciale. La baguette se déplace, et s'enfonce dans la cuisse. “The leg ?
Il retire sa baguette, sans prêter attention aux couleurs qui disparaissent brutalement des visages des braconniers alors qu'il ordonne :
Let's find out.2
Chacun attrape un compagnon de transplanage. Alistair pose la main sur l'épaule de l'auror – il se doute bien qu'elle n'apprécierait pas vraiment être abandonnée dans les oubliettes de son château – et transplane sans prévenir.
Pop.

L'atmosphère est bien différente ici.
Le vent venu du large fouette les côtes des îles sans relâche. L'hiver est bien là et, si la neige n'est pas tombée depuis quelques jours, les températures n'en sont pas moins glaciales.
Ils sont à quelques centaines de mètres du château, lui-même surplombant une falaise, dans une grande plaine divisée en ce qu'ils appellent des enclos : de vastes prairies séparées par des sorts où ils gardent les dragons blessés ou en cours de soins avant de les relâcher à la vie sauvage. Aujourd'hui, seules deux bêtes sont visibles : la première n'est autre que l'animal retrouvé le jour-même, sur lequel s'affairent nombres de petites mains ; le second est un jeune mâle particulièrement agressif qui crache des flammes dès que quelqu'un s'approche, de près ou de loin.
Ils ont transplané, évidemment, à proximité de l'enclos de ce dernier.
Les trois hommes ligotés, maintenant défaits de leurs chaises, s'effondrent sur le sol.
You see, we usually deliver poachers to the dragons. This way we close the loop, aye ?” Il se tourne vers la jeune femme qui les accompagne, lève les épaules d'un air désolé. “The problem is we cannot know how they'll act. They might as well burn them alive.3
Oh, dis moi p'tit père, l'aurais-tu amenée ici juste pour lui faire comprendre que rendre les braconniers vivants risquait d'être difficile ? Tu serais pas un peu gonflé ?
Ou bien est-il encore dans la négociation. Après tout, si eux n'y étaient pour rien, on pourrait faire passer ça pour un accident, non ? En trouvant une de leurs congénères mortes, ils auraient pu s'occuper eux-mêmes des salopards de braconniers.
Et puis, traditionnellement, c'était ainsi que les MacFusty procédaient. Un bon braconnier est un braconnier cramé. Alors ils les livraient aux dragons, et récupéraient ce qui en restait. Ceux qui survivaient étaient livrés au Ministère. Ils procédaient ainsi depuis des siècles, et n'aimaient pas trop se conformer à une quelconque autorité soi-disant supérieure. Contrairement à leurs homologues moldus, les clans sorciers n'ont-ils pas réussi à conserver une certaine forme d'indépendance ?

____________________
1 Vous avez entendu la dame. Vivant n'implique pas entier. Quel membre pensez-vous que les dragons préfèreront ?
2 Le bras ? La jambe ? Allons le découvrir !
3 Vous voyez, on livre traditionnellement les braconniers aux dragons. Une façon de boucler la boucle, vous comprenez ? … Le problème, c'est qu'on ne peut jamais prévoir les réactions. Ils pourraient tout aussi bien les brûler vifs.
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyMar 12 Fév - 5:35






Lyna ne s'était pas attendu à trouver quelqu'un qu'elle connaissait, pour être complètement honnête. Alistair et elle, ils avaient une histoire assez particulière. Pendant un moment, la demoiselle en avait voulu au jeune homme qu'Alistair avait été. Avoir le cœur brisé, ça n'amusait jamais personne, après tout. Leur passé en commun rendait la scène encore plus comique pour Lyna, qui regardait le chef de clan avec un air non seulement surpris, mais qui frôlait presque le jugement aussi. Alors comme ça, il passait son temps à torturer des criminels, maintenant ? Devait-elle être surprise ou se dire que c'était évident ? Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient ni vu, ni parlé, et ce n'était pas les meilleures retrouvailles possibles et imaginables. Elle savait très bien que le Ministère n'était pas des plus populaire auprès des gens, et encore moins quand c'était des cas de ce genre où la faute leur revenait, eux qui ne géraient jamais rien comme il le fallait.

Mais connaître ou non Alistair ne changeait à ses raisons d'être là : elle devait ramener les individus pour qu'ils soirent correctement jugés et emprisonnés. À la vue de Lyna, les hommes avaient semblé se détendre, comme si elle était venue pour les sauver. Dans un sens, elle le comprenait. Alistair et ses hommes n'étaient pas là pour rire. Mais dans l'autre, elle n'était pas là pour les chouchouter non plus. Ces hommes étaient des criminels reconnus par le Ministère et les actes qu'ils avaient commis et commettaient toujours la dégoûtaient au plus haut point. Alors oui, elle ne serait sûrement pas aussi violente qu'eux. Mais le traitement qu'ils recevraient de sa part n'en serait pas moins basé sur ces sentiments négatif qu'elle possédait pour eux. Elle évitait toujours de mélanger le boulot et ce qu'elle ressentait personnellement. Mais des fois, ce n'était pas possible. Les bavures, elle s'en fichait bien et la Ministère était doué pour les ignorer.

Voir leur air presque satisfait titilla quelque chose en Lyna qui se reprit. Bien entendu qu'elle devrait les récupérer pour les ramener. Mais dans quel état, cela n'avait pas été précisé. Ils restaient des individus considérés comme dangereux et inventer un combat pour les attraper ne serait pas un si gros mensonge. Alors elle fit la remarque. Qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, bien entendu. Alistair n'était pas heureux qu'elle doive les récupérer mais au moins, il pourrait s'amuser un peu avant. Lyna reste alors un peu en retrait, écoute ce qu'il dit, ses menaces. Elle devait bien l'avouer, il était doué pour donner des frissons dans le dos. Il serait parfait pour interroger les criminels. Mais bon, Alistair au Ministère, hormis cette magnifique rime, elle le croirait quand elle le verrait. C'est à dire jamais. Alors qu'elle voit les membres du clan transplaner avec les criminels, la main d'Alistair se pose sur son épaule. Bien, au moins, il ne l'avait ni oublié ni laissé pour compte. Elle aurait détesté ça, être laissée derrière.

Ils arrivèrent vers un enclos où un dragon semblait s'y trouver et surtout être bien en colère. Un frisson parcouru alors Lyna. C'était grisant. Effrayant, dans un sens, mais c'était bien plus impressionnant pour elle. Par contre, pour les autres idiots, ça devait être une autre histoire. Lyna haussa les sourcils alors qu'Alistair semblait tenter de négocier la mort de ces hommes. « Pour être honnête, ce n'est pas de mon ressort. Je suis bien plus pour cette... tradition que celle du Ministère. Mais j'aimerais éviter un accident diplomatique avec ton clan. » souffla-t-elle, regardant les hommes ligotés. Plein d'espoir. Ils croyaient en elle, en ces mots. Quand ses yeux croisèrent ceux du chef, son visage se referma un peu. Hautain. Moqueur. Satisfait. Elle pouvait voir qu'il pensait pouvoir s'en sortir vivant et entier. Un sourire presque malsain orna soudainement les douces lèvres de Lyna. Elle détestait ce qu'elle voyait. Elle sentait déjà l'avertissement venir.

« Tu sais quoi ? Un accident, ça arrive toujours. Les dragons, ça ne se contrôlent pas toujours. Peut-être que mon collègue et moi, nous aurons seulement trouver des corps calcinés ou des restes humains. » Peut-être était-ce aussi inhumain. Elle s'en fichait. Ce genre de personnes ne méritaient pas la justice. La peine pour des braconniers n'était que minime et comme ils n'avaient blessés aucuns humains, ils pourront s'en sortir facilement. Oui, Lyna travaille pour le Ministère. Mais cela ne voulait pas dire qu'elle croyait aveuglement en cette institution. Surtout maintenant. Plus les années passaient, plus des choses étranges se passaient. Jamais elle ne leur pardonnerait la mort de son mari. De son enfant. Se faire sa propre justice, c'est ce qu'elle cherchait à faire depuis des années. Et personne ne pourrait l'arrêter. Ce n'était pas pareil, mais elle comprenait Alistair. « J'ai tout mon temps. Ils ne manqueront à personne. » Et même s'ils avaient des familles, ils ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-même. Le roue tourne toujours et elle aimait croire au karma.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyMar 12 Fév - 20:52


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Incident diplomatique.
Cette simple mention fait tiquer le chef de clan, comme s'il avait pris une gifle.
Lyna a raison. Ils ne peuvent pas vraiment se permettre un incident diplomatique. Après tout, ils vivaient en paix avec leur envahissant voisin, et il ne tenait pas à ce que ça change. Cette paix n'a pas toujours été aussi stable dans l'histoire des îles britanniques. Alistair n'oublie pas que le Royaume-Uni est allié de poids, et que les périodes de paix sont toujours entrecoupées de périodes de guerre.
Un allié puissant n'est donc pas quelque chose à négliger.
Et en même temps...
Il est plus que tentant de livrer ces salauds de sassenachs à la vindicte dragonnière. Et puis, l'auror a raison : un accident est bien vite arrivé.
Il attrape un des braconniers, le place un peu brutalement devant la barrière magique ; il est rapidement imité par ses collègues qui se chargent des deux autres. Et puis l'ordre claque.
Fosgail an doras.
Les baguettes des trois Ecossais s'élèvent, et ce qui semble être une formule magique en gaélique – sans doute une forme de magie traditionnelle de leur clan – s'envole alors qu'ils l'énoncent en choeur.
Stay here, lass.1
Ce n'est pas un conseil. C'est un ordre qu'il adresse à cette vieille connaissance. Il n'attache pas tellement d'importance à ce qui a pu les lier par le passé, ou en tout cas pas maintenant. Il est dangereux, même pour un auror, de se frotter à une créature aussi particulière qu'un dragon sans formation spécifique. Surtout les Noirs des Hébrides, connus pour être parmi les dragons les plus agressifs au monde.
Il n'attend pas une seconde : la barrière magique ouvre une porte, il adresse ses instructions à Lyna, puis pousse brutalement le braconnier devant lui dans l'enclos.
Une fois les six hommes à l'intérieur, la barrière se ferme derrière eux.
Et une première gerbe de flammes arrive.
Si les trois écossais, habitués, se protègent derrière un Charme du Bouclier amélioré ; les braconniers ne peuvent qu'esquiver et se jeter à terre. On entend quelques mots, en gaélique, qu'une oreille inhabituée ne pourrait pas distinguer – et les pauvres victimes ne parviennent pas à les comprendre.
Il y a les instructions d'Alistair, pour leur permettre de rester à distance et de garder la situation en main. Les commentaires des deux autres, goguenards, moqueurs, ou en réponse à un ordre. Les paroles douces, presque chantantes, envers le dragon énervé, pour lui rappeler qu'ils sont les gardiens des lieux et qu'il ne risque rien en leur présence.
Mais pas trop.
Un coup de queue, bien placé. Un braconnier le prend de plein fouet et est projeté plusieurs mètres plus loin. Sonné, il ne se relève pas. Il s'en tirera avec quelques côtes brisées et une jolie commotion.
Un coup de patte. L'homme, coincé sous l'animal enragé, ne peut plus que supplier la clémence en hurlant.
Une volée de flammes. Le dernier braconnier, roulé en boule sur le sol, essaie de faire le mort – de façon fort peu convaincante, commente un des Ecossais – pour y échapper, et couine de douleur quand le feu arrive jusqu'à lui, lui brûlant légèrement le bras.
Gu leòr,” décide enfin Alistair, à la grande surprise des deux autres. Ils échangent un regard mais se plient à l'ordre, levant leurs baguettes. Une fumée blanchâtre s'en échappe, arrivant jusqu'aux larges naseaux du jeune mâle qui, très vite, s'effondre de tout son poids.
Endormi.
On n'entend plus que les gémissements étouffés d'un des criminels, bien coincé désormais.
Les barrières se baissent. Le chef de clan siffle encore quelques instructions en gaélique ; ses deux hommes obtempèrent et attrapent les trois anglais avant de disparaître dans un bruit typique du transplanage. Et Alistair de retourner vers sa comparse.
All alive. So you wilna have any troubles wi' your boss,” explique-t-il. “They're taking 'em back to the dungeons, dinna fash. But before you go, I thought maybe you'd be willing to share a Scottish coffee wi'me, aye ?2
Comprendre : un café avec une belle lampée de Whisky Pur Feu.
Cuvée MacFusty, évidemment.
Et sur ces mots, l'homme reprend la route du château, qu'on aperçoit en contre-bas.
____________________
1 Reste ici, jeune fille. (lass = sobriquet écossais, souvent affectueux, voulant dire “mademoiselle” ou “jeune fille”)
2 Tous vivants. Comme ça, tu n'auras pas d'ennuis avec ta hiérarchie. Ils les ramènent dans les oubliettes, ne t'en fais pas. Mais avant ton départ, je pensais que tu voudrais peut-être partager un café écossais avec moi, non ? (dinna fash = don't worry, dialecte écossais – aye = oui, en écossais, utilisable à toutes les sauces en guise de question tag)
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyMer 6 Mar - 23:17






Regarder des gens souffrir, elle n'aimait pas forcément ça. Quand elle avait choisi  ce métier, c'était pour une raison, après tout. Sauver des gens. Les aider. Mais ça, ce n'était que le beau côté de ce qu'elle faisait. Ce n'était que les informations que l'on trouvait sur papier, les jolies choses que l'on disait à l'entretien pour être engagé et ensuite pour prendre du grade. Les idéaux de ce genre, ils partaient bien vite en fumée. Ou du moins, ça avait été le cas pour elle. Avec le temps, elle était devenue plus froide. Elle travaillait toujours pour aider les autres mais maintenant, la loi ne l'hantait plus tant que ça. Bien sûr qu'elle cherchait toujours à faire ça dans les règles. Mais maintenant, elle prenait presque plaisir à se venger pour les autres. Et quand on étudiait bien la chose, on pouvait voir que la loi était toujours façonnable. Et Lyna n'allait pas se gêner. Elle ne voyait pas pourquoi elle devrait se sentir mal ou coupable pour ces criminels. Surtout qu'eux, ils ne regrettaient pas une seule seconde ce qu'ils avaient fait ou ce qu'ils comptaient faire. Mais elle ne savait pas pourquoi, elle avait l'impression qu'ils avaient vite le regretter...

Lyna hôcha seulement de la tête quand Alistair lui demanda de rester là où elle était. Tant qu'elle pouvait plus ou moins voir le spectacle, cela ne la gênait pas. Se frotter à des dragons, ce n'était pas le genre de chose qu'elle aimerait faire. Elle n'était pas stupide à ce point. Elle n'avait que très peu de connaissances de ses créatures et même si elle en possédait plus, cela ne l'aiderait pas. Comme on disait souvent, la théorie était bien différente de la pratique. Ce n'était pas parce que quelqu'un lisait quinze livres de cuisine qu'il deviendrait, d'un seul coup, un excellent cuisinier. Et bien, c'était exactement pareil pour les dragons. Alistair, c'était différent. Il connaissait. Lyna découvrait même des facettes de lui qu'elle ne connaissait pas. Quand elle recula un peu par précaution, ne quittant pas du regard la scène, Alistair poussa les criminels dans la barrière magique qui se referma naturellement derrière eux. Ça allait enfin commencer, donc. Elle n'allait pas se mentir, un brin d'excitation venait de la prendre. Ce n'était pas la première fois que ce genre de chose arrivait et ce ne sera pas la dernière. Elle aimait ça, oui et ne le cachait pas.

Leurs sourires narquois d'avant avaient mutés et Lyna eut presque un sourire satisfait. Elle devait bien l'avouer, mais la jeune auror était assez impressionnée par ce qu'il se passait devant elle. Ils devaient avoir l'habitude de faire ce genre de chose. Il lui manquait plus qu'un petit truc à manger et à boire, et elle serait presque bien. De loin, elle entendait Alistair et ses hommes parler, crier et Lyna devenait de plus en plus curieuse. Mais bon, elle poserait ses questions après. Pour le moment, il y avait plus important à faire que de poser dix mille questions. Le premier se prit un coup de queue. Sonné, il ne bougeait plus. Eh bien, ça avait été rapide. Le deuxième semblait avoir disparu sous l'énorme bête et Lyna reporta son regard sur le dernier qui avait littéralement le feu au cul. Ensuite, Alistair donna un ordre et une étrange fumée blanche arrive. Et le dragon tomba à terre, comme endormi. Lyna siffla un bon coup pour exprimer son ébahissement. Et puis les hommes d'Alistair partirent avec les hommes. Hum. Malgré sa confiance envers Alistair, elle ne pouvait s'empêcher de s’inquiéter. Mais apparemment, elle n'eut même pas ce besoin.

« Tu sais comment parler aux femmes, Alistair. Je te suis. » répondit-elle alors qu'ils reprenaient ensuite le chemin jusqu'au château. Après quelques secondes de silence, Lyna reprit enfin la parole. « Tu sembles être habitué à tout ça. Punir des braconniers. » précisa la jeune femme alors qu'elle jeta un coup d’œil à son interlocuteur avant de river son regard sur la route. Leur discussion ne dura pas des lustres, les deux ne tardant pas à arriver. Lyna suivait toujours Alistair. Après tout, elle ne connaissait pas les lieux et surtout, elle n'était pas chez elle. Enfin, elle disait ça mais dans quelques minutes, elle serait sûrement en train de toucher à tout. C'était son truc. Et puis, il fallait le dire : cet endroit sortait de l'ordinaire. Et surtout, ça la changeait de la boue. « Si on m'avait dit que je te trouverais pendant cette mission. Ça fait bien longtemps. » Ce n'était pas comme si elle pensait à lui tous les jours, et c'était sûrement pareil pour lui, mais ils partageaient tout de même un passé. Et pas qu'un peu. « Alors, ce fameux café ? » Ouais, elle avait envie de se poser. Dans un sens, sa mission était terminée. Les criminels avaient été malmenés mais étaient saufs. Sur le papier, elle aurait tout juste. Parfait.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyJeu 7 Mar - 12:15


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Alistair a toujours su comment parler aux femmes, si loin qu'on puisse s'en souvenir.
Et dès qu'il s'en est rendu compte, il a utilisé à bon – ou mauvais, question de vue – escient cette qualité pour s'attirer les faveurs de la gente féminine, avec un certain succès.
Enfin… Ca, c'était avant. Fort heureusement, l'âge l'a rattrapé, et les responsabilités avec. Il a cessé de jouer avec les coeurs – et les arrière-trains qui vont avec – et s'est gentiment rangé.
Il est devenu chef de clan.
S'est marié.
A eu un enfant.
A enterré sa femme.
Il hausse les épaules, sur le chemin du retour, à la remarque de la jeune femme. Habitué, peut-être pas ; il savait donner le change, voilà tout. Et en ce qui concernait les braconniers, ce n'était pas très difficile. Il lui suivait de suivre son instinct, et surtout, sa colère. Cette colère qu'il s'efforce habituellement de contenir et de ne pas écouter, en temps normal.
Arrivé devant le château, la porte s'ouvre d'elle-même sur son passage, comme reconnaissant le maître des lieux. La grande pièce qui tient lieu de rez-de-chaussée semble vide. Dans la cheminée brûle un feu d'une couleur rouge vif et cela suffit à réchauffer les lieux – inutile que l'origine du foyer est sans nul doute magique. Face à la cheminée, quelques fauteuils et une petite table, sur laquelle traîne encore un plateau d'échecs. Au centre de la pièce, un grand escalier menant vers les étages, d'où proviennent des bruits sourds de pierre râclant le sol. Sur le côté gauche, un escalier à la dérobée, par lequel Lyna est arrivée puisqu'il mène aux sous-sols du château. Et enfin, sur la droite, un peu plus loin que la cheminée, une grande table rectangulaire en bois massif, servant sans doute aux repas.
Un rire d'enfant se fait entendre, provenant de l'étage, ce qui immobilise un instant Alistair. Il se reprend dans la seconde qui suit, se dirigeant vers la cheminée. Il désigne les fauteuils à Lyna, pour qu'elle s'y installe, ce qui ne manque pas de provoquer des réactions.
Vous permettez, mon neveu ? Nous sommes en pleine discussion, voyez-vous.
Trois fantômes sont en effet déjà installés. La femme qui s'est adressée au chef de clan est assez laide, d'apparence brutale dans sa robe médiévale. La longue tresse qui repose sur sa poitrine donne l'impression d'un cordage passé autour du cou d'une vache qu'on voudrait emmener à l'abattoir.
Vous avez l'éternité pour finir votre discussion, ma tante. Je n'ai pas ce luxe.
Les deux autres spectres ricanent grassement. L'Oncle Gregory, celui-là même qui avait guidé l'auror jusqu'aux oubliettes, se lève pour flotter légèrement au dessus du sol et attrape le bras d'Hildegarde.
Come, my dear, let the bairn court the lady in peace,”1 commente-t-il en jetant un regard brillant envers la pauvre Lyna. Le troisième ancêtre ricane toujours, mais il s'est déjà levé et se dirige vers les étages en flottant de plus en plus haut, jusqu'à passer au travers d'un mur. Hildegarde, convaincue par son époux, prend la main qu'il lui tend et se lève à son tour. Elle passe à côté de son neveu, dont elle fait presque la taille, avant de jeter un oeil plus détaillé à l'auror.
Je préférais l'autre,” commente-t-elle d'une voix douce. “Quels enfants celle-ci sera-t-elle en mesure de te donner ? Elle est toute maigre !
Le poing de l'homme se serre. Les mâchoires également.
Enough !” tonne-t-il.
Le couple d'ancêtres n'insiste plus et file à travers la cheminée pour aller hanter une autre partie du château. L'homme se passe une main sur la nuque, pour reprendre contenance, et sort enfin sa baguette. Un geste, et deux tasses de café fumant apparaissent sur la petite table, alors que le plateau d'échec se range de lui-même. Alistair attrape une bouteille posée sur le chambranle de la cheminée, pleine d'un liquide ambré. Sur le goulot, on peut remarquer qu'un dragon a été sculpté dans le verre.
Il débouche la bouteille, verse une longue lampée de Whisky Pur Feu dans chacune des tasses et se laisse finalement tomber dans un des fauteuils, non sans reposer la bouteille sur la table – libre à son invitée de se servir ou non.
I had no idea you were an auror,” répondit-il enfin à la remarque de la jeune femme. Il attrape une tasse, souffle sur la vapeur qui s'en échappe. “But now that I think about it, I remember you could be quite a fierce lass,”2 complète-t-il avec un sourire en coin.
On remarquera qu'il n'a pas relevé les remarques faites par les spectres. Il a l'espoir que son invitée n'ait pas compris le babillage de sa tante française et donc que l'embarras qu'elle a pu provoquer passe inaperçu.
Ainsi, il pourra se contenter de discuter tranquillement avec une ancienne camarade d'école.
Et lui montrer qu'il ne lui tient pas rigueur du vilain sort qu'elle lui avait balancé en plein visage.
I'm sure you must have travelled a lot further for your missions, aye ? Chasing poachers must be quite boring to you.3
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1 Venez ma chère, laissez le gamin faire la cour en paix.
2 Je ne savais pas que tu étais une auror. Mais maintenant que j'y pense, je me souviens de toi comme d'une fille assez féroce.
3 Je suis sûre que tu as dû voyager bien plus loin pour tes missions, non ? Poursuivre des braconniers doit être d'un certain ennui à tes yeux.
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyDim 10 Mar - 21:47






Dire que Lyna était impressionnée serait un euphémisme. Elle n'avait jamais mis les pieds dans un endroit comme celui-ci. Tout était grand, presque majestueux. Elle se sentait presque toute petite face à ces pierres immenses. Quand Alistair et Lyna étaient enfin arrivés devant les portes, celles-ci s'étaient ouvertes toutes seules, comme si elles reconnaissaient le maître des lieux. Avec la magie, tout était possible après tout. Et cet endroit semblait être très bien gardé, voire surveillé, alors ça ne serait pas surprenant que les portes ne s'ouvrent qu'aux habitants et à leurs invités. Levant la tête pour regarder quelques instants les plafonds, son regard retomba ensuite sur la grande pièce qui les accueillait. La chaleur était présente, merci à la cheminée et à son feu plus que réchauffant. En face de cette cheminée se trouve quelques fauteuils avec une petite table, où un jeu d'échecs est présent. Lyna se rappelait encore quand elle jouait aux échecs avec son mari, qui adorait ces gens où il fallait non seulement réfléchir mais aussi être patient. Tout ce que n'était pas Lyna. Patiente. Et pourtant, ces parties lui manquaient terriblement désormais. Mais ce n'était pas vraiment le moment de ressassé ses souvenirs d'un passé qu'elle avait enterré. Et venir ici ne devait pas être une raison pour y repenser, même si cela était normal. Alistair et elle, c'était du passé, dans un sens. Alors forcément, c'était un thème plus que récurrent.

Il y avait aussi plusieurs escaliers, tous menant quelque part, forcément. En haut, en bas, elle ne pouvait qu'imaginer pour certains, sauf celui qu'elle avait pris plus tôt et qui menaient vers les sous-sols où étaient, auparavant, retenu les braconniers. Y avait pas à dire, elle pourrait observer avec intérêt chaque pierres de cet endroit. Mais encore une fois, elle n'était pas là pour ça. Même si elle pourrait poser des questions à Alistair plus tard pour savoir comment ce château avait été construit et surtout, si c'était un héritage familial. Plus loin se trouvait une énorme table en bois massif mais elle n'y prêta pas plus attention. Ce n'est pas qu'elle n'aimait pas, mais c'était une table quoi. Près de la cheminée, Alistair lui propose alors de s'asseoir mais cela ne plût pas aux personnes, si elle pouvait les appeler comme ça encore, déjà là. Lyna hausse un sourcil et étouffe un rire face à la réponse de son ancien camarade de classe. Effectivement, ils avaient certainement moins de temps qu'eux pour bavasser, vu qu'ils étaient morts. Lyna avait déjà vu des fantômes, à Poudlard par exemple, mais c'était encore différent ici. C'était la famille d'Alistair. Lyna ne pût s'empêcher de se poser des questions, se demandant comment cela devait être de vivre avec ses ancêtres... Pas toujours amusant, apparemment. Peut-être lassant, parfois. En tout cas, elle, elle n'aimerait pas vivre avec ses proches morts. Jamais.

La suite, elle devait bien l'avouer, elle ne s'y attendait pas. Cet endroit était vraiment rempli de surprises et Lyna adorait. Cela changeait de sa vie bien monotone. Enfin, monotone. C'était très certainement un point de vue que son amie, Irina, n'approuverait pas. Mais ce n'était amusant qu'avec elle. Toute seule, ou avec la plupart de ses collègues, c'était ennuyant, il fallait bien le dire. Si les commentaires des fantômes, même ceux de la femme, firent sourire et presque rire Lyna, cela semblait plutôt énerver Alistair. Ou du moins, il en avait assez. Et cela se comprenait. De son point de vue, c'était peut-être quelque peu gênant. Surtout que du coup, Lyna venait d'en apprendre plus sur lui que peut-être il l'aurait voulu. Il avait été marié. Ou du moins, il avait eu une femme dans sa vie. Pas que cela change grand chose, mais ce n'était pas très certainement pas à quelqu'un d'autre de lui dire. Quand ils furent enfin parti, Alistair sortit sa baguette et fit des miracles, surtout pour Lyna qui mourrait de faim et de soif. Et sa faim serait parfaitement sustentée par un peu de boisson. Lyna prit place à son tour, buvant immédiatement une gorgée du café. Bon dieu que cela faisait un bien fou. Ça lui rappellerait presque les cuites qu'elle se tapait parfois. Elle avait connu quelqu'un qui guérissait les gueules de bois avec de l'alcool. Un génie.

« Je ne visais pas spécialement ce métier. Mais en fin de compte, il est parfait pour moi. Enfin presque. » Avec un peu moins de réglementation, ce serait parfait. Mais en même temps, ils étaient une parfaite représentation de la loi. Alors non, ils ne pouvaient pas faire ce qu'ils voulaient, au plus grand désespoir de Lyna. « Effectivement. Les attraper, c'est le meilleur. Mais poser les questions aux témoins... J'te dis pas l'horreur. Je dois mieux connaître la vie de ces gens que leur propre mère. » soupira la  jeune femme alors qu'elle reprenait une petite gorgée du café bien chaud. « Et toi, alors. Que devrais-je dire ? Un château ! Tu t'es transformé en prince depuis Poudlard ? » sourit-elle, joueuse. Ils n'avaient pas vraiment été du genre à discuter de leur vie respective pendant leurs années ensemble. Et même après. Forcément, elle ne connaissait pas grand chose de lui, de son passé ou même de sa famille. « Tu vis tout seul ici ? Enfin, seul. Avec des fantômes pour te tenir compagnie, apparemment. Ça ne doit pas être toujours facile ? » C'était la question qu'elle se posait. Elle évita évidemment de parler de ce qui avait été dis plus tôt. Après tout, Alistair ne savait pas qu'elle parlait le français en dehors de quelques autres langues, pas vrai ? Alors cela passerait crème. Et elle, ça lui fera des choses hilarantes à raconter en rentrant.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyLun 11 Mar - 11:10


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Assis confortablement au fond de son fauteuil, Alistair déguste son café avec un plaisir non dissimulé. Il aime le café, il aime le whisky, alors la combinaison des deux… La douce chaleur de l'alcool se répand en lui, l'aide à se détendre et à oublier l'embarras semé plutôt par la tripotée de spectres qui hante le château.
Il hoche poliment la tête pour montrer à la jeune femme qu'il l'écoute attentivement. Devenue auror sans vraiment l'avoir envisagé auparavant, voilà qui était fort, d'autant plus quand on savait les pré-requis qu'il fallait avoir pour entrer dans leur bataillon. Il comprend bien l'adrénaline qu'elle doit ressentir quand elle est en chasse, et qu'il est bien moins excitant de devoir interroger les criminels par la suite.
Lui, c'est sa partie préférée. Les voir se décomposer au seul son de sa voix quand il s'amuse à les menacer procure un plaisir certain. N'allez pas croire qu'Alistair se complait dans la torture, loin s'en faut. Mais il y a des sujets sur lesquels il ne faut pas le titiller, et les dragons sur ses terres en font partie.
Faut pas déconner.
En parlant de cela…
Il hausse un sourcil, amusé, lorsque la jeune femme relève qu'il vit dans un château. Il était vrai que, du temps de Poudlard, il n'avait pas été du genre à crier son statut sur tous les toits. Ceux qui connaissaient son nom étaient assez nombreux pour qu'il ne s'amuse pas à se vanter.
Sauf quand ça pouvait lui permettre d'emballer une jolie fille, mais ça, c'était un cas particulier.
Il sourit alors avant de secouer la tête.
Not a prince, a chief. I am the MacFusty,” explique-t-il, avant d'ajouter : “The chief of the MacFusty clan, I mean.1
Eh ouais, c'est lui le taulier ici.
Quant au château… Il est au moins aussi vieux que Poudlard. Comme comprenant qu'on parlait d'elle, la vieille bâtisse réagit : on entend, au loin, un son sourd de pierres frottant les unes contre les autres alors qu'une pièce a décidé de se déplacer pour aller trouver place ailleurs, comme cela pouvait arriver régulièrement.
And as any Scottish castle, it's haunted. Those three…” Il fait un geste vague pour désigner les trois fantômes qu'il a chassé manu militari. “… Aren't the worst ones.2
Il boit une longue gorgée de son café au whisky, pour marquer une pause. Il n'aime pas parler trop, mais il faut bien faire la conversation. Et puis, il n'allait pas ne pas répondre à une question plus ou moins directe de la jeune femme.
Après tout, malgré leur passif, ils restaient en assez bons termes, non ?
But there aren't only ghosts in here. I live with my son Lucàs.3
Sans parler de la mère MacFusty qui traînait toujours dans les parages. Alistair s'en passerait volontiers, mais les vieilles traditions ont la dent dure, et il est difficile de s'en détacher. Ainsi donc, toute la lignée vivait sous le même toit – enfin, dans le même château, ce qui laissait un peu d'espace à chacun.
Enfin, si on oubliait tous les ancêtres prompts à fouiner leur nez dans tous les recoins. Eux, en revanche, n'avaient pas tellement l'habitude de laisser de l'espace aux vivants des lieux.
How about you ? It's been a while since the last time we talked… Any bairn ?4
Et hop, on renvoie la balle, histoire de.
Ce n'est pas qu'il n'aime pas parler de lui, mais… Quand même. Il préfère écouter.
Il a toujours préféré écouter. Parler, c'est s'ouvrir.
Et s'ouvrir, c'est faire confiance.
Et ça, de la part d'Alistair, c'est beaucoup trop demandé.
____________________
1 Pas un prince, un chef. Je suis le MacFusty. Le chef du clan MacFusty, je veux dire.
2 Et comme tous les châteaux d'Ecosse, il est hanté. Ces trois là ne sont pas les pires.
3 Mais il n'y a pas que des spectres, ici. Je vis avec mon fils, Lucàs.
4 Et toi alors ? Ça fait un moment qu'on n'avait pas parlé… Des enfants ?
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyDim 17 Mar - 4:50






Si on lui avait dis qu'à la suite de cette enquête, elle se retrouverait là, aux côtés d'Alistair, en train de boire un café, elle aurait bien ri. Leur relation remontait à loin et surtout, elle ne s'était pas forcément bien terminée. Lyna se rappelait encore de sa colère quand elle avait appris ce qu'Alistair avait fait. Et puis, comme toute jeune fille sanguine comme elle était, Lyna n'avait pas attendu bien longtemps avant de faire comprendre à Alistair qu'elle n'était pas très contente. Peut-être que le sort avait été de trop, peut-être que non. À vrai dire, même aujourd'hui, elle ne le regrettait pas. Et puis, ce n'était pas comme si cette vieille rancœur était toujours d’actualité. Ils avaient bien grandit depuis et de l'eau avait coulé sous les ponts. Le demoiselle était certes rancunière, mais pas à ce point. De plus, ce n'était pas comme si Alistair avait tué quelqu'un ou blessé une personne qu'elle appréciait. Ils étaient jeunes, des adolescents à peine sortit de leur enfance encore proche. Mais oui. Elle ne regrettait pas et si elle devait recommencer, elle le ferait.

Les lieux étaient plus que surprenants, surtout pour Lyna. Un château, ce n'était pas quelque chose de commun à voir, et magique, en plus. Forcément, elle ne put s'empêcher de poser la question, ou du moins, de titiller son ancienne connaissance à ce propos. « Un chef, carrément. Dommage, Prince Alistair t'allait bien, comme titre. » sourit-elle, riant doucement. Vivre dans un endroit comme celui-là, ça devait être tellement... stimulant. Peut-être étrange, aussi. Parce que bon, il ne fallait pas perdre ses clés ici... Enfin, avec la magie, c'était sûrement un problème qui n'en était pas véritablement un, en fin de compte. Parfois, elle oubliait qu'elle vivait avec des sorciers. Elle passait trop de temps dans le monde moldu, là où elle trouvait les choses plus calmes. Même si dans un sens, leur monde partait pas mal en cacahuètes aussi. Mais là-bas, elle n'avait aucunes responsabilités. Aucuns souvenirs, et presque aucunes attaches. Mais elle devait se réveiller. Elle était dans un château en plein milieu d'une île, ou même d'îles peut-être, et il n'y avait rien de plus magique qu'Alistair et son château qui lui rappelait quelque peu Poudlard.

Un bruit un peu sourd retentit au loin et Lyna se demanda pendant quelques secondes ce que cela pouvait bien autre. Le bruit de la pierre était étrange. Comme si les murs bougeaient. Eh bien, cela ne la surprendrait pas, mais quand même... Cela rendait ces lieux encore plus intéressants. « Vivre avec des fantômes... C'est, comment dire... spécial, j'imagine. » Elle n'osait même pas penser à comment elle ferait pour vivre avec des fantômes qui peuvent traverser les murs à tout moment. Peut-être qu'elle sur-réagissait, mais déjà à Poudlard, certains fantômes présents lui donnaient les chocottes, alors là, chez elle... Ouais, mais non. Ce sera sans elle, définitivement. « Tu as un fils. Toi. Enfin, je veux dire, c'est pas méchant. Mais ça m fait toujours bizarre de revoir des anciens camarades de Poudlard et de me rendre compte que merde, on vieillit n'empêche. » soupira Lyna, faisant mine d'être dramatique. Imaginer Alistair avec un fils, c'était un concept. Et marié... Enfin, peut-être ne l'était-il pas, ou plus. Il n'avait pas mentionné sa femme, ou même son mari, pendant la conversation et elle n'irait pas lui poser des questions sur ce sujet. Elle était curieuse, mais pas indiscrète à ce point.

Et bien entendu, elle aurait dû s'y attendre mais il retourna ses propres questions  contre elle. Lyna déglutit un peu, son doigts jouant avec le rebord de sa tasse. « J'ai été marié. Un incident est arrivé et j'ai perdu mon mari. J'attendais un enfant, mais je ne l'ai jamais eu. » Elle n'avait jamais eu de problèmes avec son histoire. Certaines personnes n'aimaient pas en parler, elle, elle préférait le faire. Pendant longtemps, elle avait gardé le silence. Et puis elle s'était rendu compte que d'ignorer le sujet, de faire comme si ce n'était jamais arrivé, cela ne l'aiderait pas. Elle releva la tête, roulant des yeux avant de boire une gorgée, se resservant. « Pas que je veuille plomber l'ambiance, surtout. Je déteste ça. » Forcément, certaines personnes se retrouvaient gêné après qu'elle ait lâché sa vie privé comme ça. Alistair était différent, elle espérait. Elle ne demandait pas de pitié, bien qu'elle se fichait des gens qui en éprouvaient. C'était normal de se sentir mal pour les autres, tant qu'on n'en faisait pas tout un fromage. « Et en dehors d'ici, tu fais quoi ? Je veux dire, tu t'occupes de dragons, pas vrai ? Mais j'imagine que tu fais bien plus que ça, même si c'est déjà pas mal. » Les dragons, sujet passionnant et qui passionnait très certainement Alistair.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyDim 17 Mar - 12:54


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Et oui, il avait un fils.
Lui.
Le coureur de Poudlard, cet adolescent certain de ne pas changer avec le temps, persuadé que mariage et descendance n'étaient que vains objectifs, pour ne pas dire indignes de lui. Ce jeune garçon qui avait brandi sa liberté en étendard, profitant de ses années d'insouciance avant de se retrouver confronté à la réalité des choses et de devoir endosser des responsabilités dont il ne voulait pas.
Il avait mûri. Il avait compris. Il avait finalement accepté et embrassé son rôle. Et aujourd'hui, ce n'est pas sans fierté qu'il veille sur ses terres et sur les siens.
Il n'a aucun regret à ce sujet. Lucàs est à ses yeux une véritable bénédiction : un enfant voulu et aimé de tous, son père comme son clan. Y a-t-il meilleur environnement dans lequel grandir ?
Il ne lui manquait guère qu'une mère, après tout.
Et l'histoire de l'Ecossais trouve un écho dans celle de l'auror, alors qu'elle avoue avoir elle-même dû passer par des moments difficiles. Il ne parvient pas à retenir une grimace éloquente et tente alors de la dissimuler dans sa tasse de café.
Il n'aurait peut-être pas dû poser la question. C'était tout naturel, pour s'éviter à lui d'aller dans les détails encore trop vifs d'une vie imparfaite. Mais peut-être cela ne valait-il pas le prix de faire vivre le retour de souvenirs douloureux à la jeune femme.
Il ne la comprenait que trop bien. Et il concevait sans mal la peine qu'elle avait dû ressentir en perdant coup sur coup l'amant et l'enfant.
Lui au moins pouvait encore retrouver le sourire de Charlotte dans celui de leur enfant, son espièglerie, son rire. C'en était parfois que plus douloureux, mais sans doute cela l'avait-il aidé à tenir.
Elle n'est pas totalement partie. Elle vit toujours dans leur coeur, et dans ce qu'elle a transmis à leurs fils.
Maigre consolation, mais consolation quand même : contrairement à Lyna, lui n'a pas tout perdu.
I'm sorry,”1 se contente-t-il de dire.
Il n'y a rien d'autre à dire, il est bien placé pour le savoir. Ce genre d'évènements marque une vie entière, et seul le temps peut lui permettre de cicatriser. Ni les mots, ni même le soutien des amis y peuvent quoi que ce soit. Ils ne parviendront qu'à empêcher le naufrage total dans les eaux du deuil, mais le retour à la terre ferme était un travail long et solitaire.
Malheureusement.
Il ne se laisse toutefois pas envahir par le chagrin, ni même la compassion, et s'efforce de demeurer l'hôte agréable qu'il a tenté d'être au cours des dernières minutes. On boit une gorgée de café brûlant pour reprendre contenance, et on retrouve le fil de la conversation.
Un fil qu'on essaie de faire dévier vers des eaux moins troublées.
Ah Dhia, where to start ?” répond-il avec ce qui semble être un sourire. “Dragons, aye… They're our main activity here. Taking care of them, of course…” Sa spécialité. “… But also trading what they give us. It can be extremely varied, from their blood to their skin, their claws, even their dungs.2
Et il est tout à fait sérieux, croyez-moi.
The biggest part of my job is to maintain international relationships. With the UK, of course, but also with Scandinavia or continental Europe. Trade, political affairs, wizarding secrecy… I do work a lot.3
Et on ne parle pas de la gestion interne des affaires du clan, dans laquelle il préfère ne pas s'engager. Le fonctionnement traditionnel d'un clan écossais est souvent très complexe à comprendre pour un non-initié, tant par ses lois que par ses croyances, et il faudrait à Alistair plusieurs heures pour être totalement clair sur la question avec son invitée.
Et il doutait grandement qu'elle ait le temps d'assister à une conférence en trois parties sur le sujet.
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1 Je suis désolé.
2 Ah Dhia, par où commencer ? Les dragons, oui… Ils sont notre principale activité. En prendre soin, bien sûr, mais aussi le commerce de ce qu'ils nous offrent. Ça peut être très divers, de leur sang à leur peau, en passant par les griffes, et même les bouses.
3 La plus grande partie de mon travail concerne les relations internationales. Avec le Royaume Uni, bien sûr, mais aussi la Scandinavie et l'Europe continentale. Commerce, affaires politiques, secret du monde magique… Je travaille beaucoup.
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyDim 24 Mar - 6:03






C'était presque quelque chose de normal de parler de ce que l'on devenait après toutes ces années quand on revoyait un ancien camarade de classe. Surtout Alistair. Ce n'était pas juste un mec qu'elle avait connu. Pendant des années, sa relation avec lui avait changé sa manière de voir les couples, jusqu'à sa rencontre avec le bon. Alors oui, c'était normal d'échanger de ses nouvelles, de parler de soi. Ce qui était moins prévisible, c'était que leurs deux vies aient tournées aussi... comment dire... pas forcément triste. Non. Ou peut-être que si. Dans tous les cas, ils avaient tous les deux bien vécu même s'ils n'étaient pas non plus des antiquités. Lyna aurait rêvé avoir son enfant avec elle. Mais elle pouvait que s'imaginer à quoi son fils aurait ressemblé, son sourire mesquin quand il aurait fait des bêtises et son rire heureux quand il s'amusait avec son père. C'était triste, mais elle se rattachait à ce qu'elle pouvait. Et dans son cas, les souvenirs n'étaient pas présents. Alors c'était son imagination qui faisait tout le travail.

Les quelques mots d'Alistair arrachèrent un sourire à Lyna. Il ne changeait pas et c'était tant mieux. Parfois, elle n'avait pas besoin de grands discours. Elle ne se plaignait pas des gens qui tentaient de la faire sourire en leur racontant leur propre problème, on la forçait plus ou moins à parler de ce qu'elle ressentait. Non, elle ne leur en voulait pas. Elle détestait juste ça. Si elle avait envie ou besoin de parler, elle était bien assez grande pour le faire toute seule. Et c'est d'ailleurs ce qu'elle faisait déjà. Quand elle sentait cette envie arriver, elle appelait sa mère ou ses amis les plus proches, en qui elle avait totalement confiance. C'était ces gens là qui étaient, en général, les plus aptes à l'écouter. Les plus attentifs, aussi. Ce n'était pas que des mots en l'air, quand ils la réconfortaient. C'était sincère et la sincérité était ce dont Lyna avait le plus besoin dans les moments difficiles. Et Alistair l'était. Sincère. À sa manière, certes, mais cela importait peu. Ce qui importait vraiment, c'était qu'il soit là, sans porter de jugement, sans poser de questions. Ou du moins, il posait les bonnes.

La discussion retourna naturellement vers un sujet beaucoup plus dangereux. Lyna posa alors des questions sur ce que faisait exactement Alistair ici. Elle se doutait bien de son rôle en tant que chef de clan, mais elle avait besoin de précision. Elle aimait apprendre et ce monde était complètement différent de ce qu'elle connaissait. Alors oui, elle était quelque peu admirative de tout ça. La jeune demoiselle fronça alors des sourcils en écoutant, hochant de la tête pour montrer qu'elle écoutait bien. « Du commerce ? Vous tuez les dragons exprès pour en faire ou vous utilisez leurs griffes, leur sang, etc... quand ils meurent ? » Elle se posait réellement la question. Après tout, Alistair était contre les braconniers. Ce qui voulait dire qu'il ne s'amusait certainement pas à tuer des dragons pour en récupérer des écailles ou du sang... Ou peut-être pouvaient-ils le faire sans tuer l'animal ? Elle était tellement nouvelle face à ce genre de chose qu'elle n'en savait rien. Et elle ne voulait surtout pas paraître insultante envers un ancien ami qui semblait aimer ce qu'il faisait.

« Et que font les gens avec de la bouse de dragon ? » se détendit-elle un peu, surprise. Un peu plus et elle aurait rit. Que pouvait faire les gens avec des excréments de dragons ? Si la demande existait, c'était qu'un besoin était là, mais lequel, ça, elle n'en savait rien... « Eh bah dit donc, tu en as des choses à faire. Ça doit pas être facile tous les jours. Surtout que les choses sont assez tendu avec le Ministère anglais, ces deniers temps. » soupira-t-elle en reprenant une petite gorgée de son café. Un vrai délice. « D'ailleurs, je n'aimerais pas occuper ta journée. Si tu as des choses à faire, je peux repartir. Je ne m'en vexerais pas, je sais à quel point le temps est précieux. » Et pi, dans un sens, elle avait encore des braconniers à récupérer et à ramener. Elle les avait oublié, avec tout ça. Elle en lâcha d'ailleurs un petit rire, secouant la tête. « Tu me crois si je te dis que j'avais oublié les prisonniers ? Un peu plus, et je repartais sans eux. » Et cela aurait été une plus grosse perte pour elle et ces criminels que pour Alistair qui avait semblé prêt à les garder pour mieux les torturer. Ou les tuer. Peu lui importait, après tout. C'était les affaires des autres.



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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptyDim 24 Mar - 13:54


MINE !



Och, no we dinna !” s'exclame-t-il. “We take samples of blood when we're taking care of them. For the rest, we wait for them to die of natural cause… Or, as in our case,when poachers kill them. We never take a dragon life.1
Quand même !
Si ça n'avait pas été Lyna, il aurait pu prendre ça comme une insulte. Les MacFusty ont un profond respect pour leurs colocataires et vivent en symbiose avec eux plutôt qu'en parasites. Il est impensable qu'ils puissent s'en prendre à ces majestueuses créatures.
Quant à la bouse de dragon…
And their dungs are very efficient fertilizers. Botanists love them.2
Oui, oui, oui. Plus efficace que le fumier de cheval ! Et puis, un dragon, ça bouse une quantité supérieure à n'importe quel autre animal. Pas étonnant, quand on sait qu'ils pèsent entre six et dix tonnes…
Il hoche également la tête quand elle lui fait remarquer qu'il avait fort à faire. Oui, ce n'était rien de le dire. D'ailleurs, il serait peut-être temps qu'il y retourne. Non pas qu'il n'appréciait pas la compagnie de Lyna, mais… Mais il avait encore tout un tas de choses à faire. Alors il saisit la perche qu'elle lui tend, et qui lui permet de ne pas la mettre dehors comme une malpropre.
Il se lève, l'invite à le suivre en ricanant.
I can keep'em if you want,”3 sourit-il en l'accompagnant à nouveau dans les oubliettes. Il s'engouffre dans l'escalier qui descend vers les sous-sols, ne s'arrête pas dans les cuisines qui sont au premier niveau, ni aux caves à Whisky qui sont au deuxième. Ils descendent, s'enfoncent dans les entrailles du château et arrivent enfin dans les oubliettes.
L'odeur d'humidité prend au nez. On entend une discussion en gaélique entre l'Oncle Gregory et le Grand-père Murchadh, installés près des trois prisonniers. Ils veillent au grain. Ils s'interrompent en voyant les deux vivants arriver à leur hauteur, puis ricanent grassement.
Il ne faut qu'un regard noir de la part du chef de clan pour qu'ils haussent les épaules et flottent vers le plafond, pour aller hanter une autre partie du château, non sans une dernière blague qui les fait bien rire tous les deux.
Alistair soupire.
Il y a des jours comme ça, où il préférerait ne pas avoir ses ancêtres dans les pattes. Qu'est-ce que ça pouvait être pénible…
All yours,” dit-il en désignant les trois prisonniers d'un signe de la main. “Do you need help to take them with you ? A Portkey to the ministry, maybe ?4
C'est qu'attraper les trois loustics et transplaner avec eux n'allait pas être une mince affaire. En revanche, transformer les cordes qui les retenaient en Portoloin premettrait à Lyna de s'éclipser facilement et d'arriver rapidement à bon port.
En tout cas, quoi qu'elle préfère, il se pliera à ses préférences. Et lui pourra ainsi retourner à ses occupations habituelles, sa montagne de travail, son courrier… Et son petit garçon, sans doute occupé à faire tourner sa baby-sitter en bourrique.
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1 Oh non, bien sûr ! On prend des échantillons de leur sang quand on s'en occupe. Pour le reste, on attend qu'ils meurent de cause naturelle… Ou dans notre cas, que des braconniers les tuent. On ne prend jamais la vie d'un dragon.
2 Et leurs bouses sont des engrais redoutables. Les botanistes les adorent.
3 Je peux les garder si tu préfères.
4 Tous à toi. Tu veux de l'aide pour les emmener ? Un Portoloin pour le ministère, peut-être ?
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MessageSujet: Re: Mine !   Mine ! EmptySam 1 Juin - 23:16






Lyna n'avait pas cherché à être insultante ou autre. Elle avait vraiment, pendant un instant, douté de cette vieille connaissance en qui elle avait plus ou moins confiance. C'était difficile. Dans un sens, ils se connaissaient depuis des années et elle le savait intègre. Mais en même temps, les gens changeaient, mentaient et n'étaient pas toujours ce qu'ils paraissaient. Alors oui, elle préférait se méfier de tout le monde, même de ses proches ou de ses anciens amis. « Oh. Je vois. C'est triste quand même. Je veux dire, de voir des créatures si majestueuses mourir et surtout mourir à cause de braconniers. » soupira-t-elle. Même si elle n'en avait jamais vraiment vu avant, elle pouvait comprendre la douleur et la colère de les voir se faire massacrer par des imbéciles pour ensuite revendre leurs restes. La nature humaine dans toute sa splendeur. « Logique pour la bouse, effectivement. » Rien que de s'imaginer l'odeur de ces bouses, elle avait la tête qui tournait, c'est pour dire. Elle n'était pas forcément de petite nature, mais les odeurs...

« Bien essayé. » répondit Lyna quand Alistair lui parla de garder les braconniers. Elle était certaine qu'ils seraient mieux jugés ici qu'au Ministère, mais elle avait un boulot à accomplir malheureusement. Elle n'aimerait pas avoir ses supérieurs sur le dos, surtout pas maintenant. Les escaliers pour rejoindre les oubliettes semblaient ne jamais se terminer et l'ambiance qui émanait du lieu en général donnait encore des frissons à Lyna. C'était le genre d'endroit parfait pour un bon film d'horreur, ça... Deux fantômes sont encore là et la jeune femme se retient de sourire. Autant elle trouvait tout cela fascinant, que le vivre, cela ne devait pas être de tout repos. Un regard noir bien placé de le part d'Alistair et les deux fantômes s'en vont, riant toujours comme deux enfants qui se diraient des âneries au creux de l’oreille. Enfin ils en reviennent aux trois idiots. Lyna sourit. « Je ne dis pas non au Portoloin. C'est gentil. » sourit-elle à son ami, s'approchant des trois prisonniers. Attachés, ils faisaient bien moins les malins. Surtout après ce qu'il s'était passé plus tôt. Même Lyna n'avait pas envie de se mettre le clan MacFusty à dos, désormais. Se faire le brûler le derrière, non merci.

Elle le laissa donc gérer. Elle observait tout ce qu'il se passait, bien évidemment, mais ne disait rien. La confiance. Elle devait apprendre à arrêter de douter de tout et de tout le monde. Et peut-être que commencer avec Alistair était un bon début. Quand ce fut enfin terminé, elle remercia d'un signe de la tête les hommes présents avec le chef de clan. Et puis, elle s'approcha de lui. Elle hésita quelques instants et le prit doucement dans ses bras, pendant quelques secondes. C'était plus une étreinte amicale qu'autre chose, en bref. « Malgré les circonstances, j'ai été contente de te revoir, Ali. J'espère qu'on pourra se revoir autour d'un café et de quelques petits gâteaux sans que des braconniers nous attendent dans tes oubliettes. » lui dit-elle sincèrement. Elle ne sortait plus vraiment depuis la mort de son mari. Elle ne voyait ses amis qu'en cas de besoin, c'est-à-dire le moins possible. Et elle se rendait compte qu'en fait, elle avait peut-être simplement besoin de changer d'air. « Merci pour tout. Et désolée de devoir repartir avec eux. Je te tiendrai au courant s'ils avouent autre chose ou vendent quelques noms. » Une alliance avec un clan puissant, cela ne se refuse jamais. Et ce fut comme ça, après des salutations polies, que Lyna partit.



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