Nous venons de terminer l'event de la St-Valentin et avons avancé un peu dans l'intrigue !
Pour en savoir plus, allez donc lire le journal !
Pas de restrictions au niveau des groupes :
vous pouvez venir incarner qui vous le souhaitez,
qu'importe votre maison ou la pureté de votre sang !


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 Les dragons rapprochent les gens

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MessageSujet: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 17:45

J’étais toute excitée et courais partout dans la maison et dans le jardin, ma longue tresse blanche ballottant dans mon dos. Hebridean et Ironbelly me regardait avec un air complètement blasé. Ils préféraient travailler sur leur devoir de l’université que de s’occuper des dragons. Mon père, plus grand que Ironbelly qui attendrait les deux mètres, me souleva dans les airs et j’éclatais de rire en l’entourant de mes bras. Il déposa un baiser sur ma joue et me laissa retomber au sol en passant sa main sur mon crâne. Mes frères aînés ne comprenaient pas et Dean finit par se lever.

« Papa ! Tu veux pas dire à Opaleye de se calmer !
- Hebridean, laisse-la exprimer sa joie, elle a bien le droit de le montrer. Si vous voulez du calme vous montez dans vos chambres pour travailler. »

Dean me fusilla du regard et rassembla ses affaires pour monter suivit de Belly qui souriait amusé par la frustration de mon frère. J’échangeai un regard avec mon père et éclatai de rire : on le savait tous : Dean était furieux déjà parce que Léni ne l’avait toujours pas remarqué, mais en plus il avait loupé le passage des All black a la télévision. Et il était fou d’eux. Comme tout le pays. Mon père me souleva à nouveau dans ses bras et je souris.

« Papa ! Le monsieur qu’il vient il a un drôle d’accent ?
- Mmmh… Je ne sais pas ! Je suppose ! Je n’ai échangé que des lettres avec lui. Il va rester quelques jours ici, alors tu sais tu auras le temps de t’habituer à lui et lui parler. »

J’étais encore plus timide qu’aujourd’hui. Je hochai la tête et il me déposa à nouveau au sol avant de m’ordonner d’aller me préparer. J’obéis sans tarder et reviens m’accrocher à la main de mon père qui sortit de chez nous en sifflotant. On s’éloigna du village, dans un endroit calme pour les porteauloin et on attendit. En quelques minutes un homme apparut tenant un râteau à la main. Mon père me lâcha la main et s’avança.

« Alistaire MacFusty ? Je suis Liam Nepia, le directeur de la réserve des dragons. Et ça, c’est ma fille Opaleye qui nous accompagnera lorsque cela ne sera pas trop dangereux. »

Il me poussa gentiment dans le dos et je tendis timidement la main à l’homme en le regardant avec de grands yeux émerveillés : j’avais oublié de mettre mes lentilles bleues si bien que mes yeux étaient rouges. Je bredouillai avant de lâcher à toute vitesse :

« EN… En… Enchantémonsieurcestunhonneurdevousrencontrer. »

Je lâchai sa main et reviens derrière mon père. Il sourit et tira gentiment sur ma natte et invita l’homme à nous suivre chez nous.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 19:06


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Tu ne comptes quand même pas y aller avec ton seul sporran ?
Alistair baisse les yeux sur la tête bouclée qui s'approche de lui. Il ne voit pas vraiment où est le problème, dans la mesure où ledit sporran n'a pas de fond et qu'il a mis tout ce dont il avait besoin à l'intérieur. Charlotte, bébé sur un bras, trouve tout de même utile de venir épousseter les épaules de son époux, de tirer sur le cuir de sa veste pour lui donner un peu plus d'allure.
Elle est nerveuse.
Dinna fash, mo nighean donn,” murmure-t-il. “I'll be back in a few days, you wilna have time to miss me, aye ?1
Un sourire fin lui répond. D'un geste, l'Ecossais se dégage des mains affairées, et passe un bras autour de la taille de la jeune femme dans une étreinte tendre. Ses lèvres rencontrent son front, dans un geste apaisant qui se passe de mot.
Il faut que les babillements de leur petit garçon reprennent pour qu'ils se détachent l'un de l'autre.
À moins que ça ne soit le commentaire graveleux de Grand-Père Murchadh, comme semble l'avouer les rougeurs gênées sur le visage du chef de clan.
Promets-moi de faire attention à toi,” entend-il.
Il acquiesce d'un air entendu.
Fait un pas en arrière, après avoir ébourriffé les quelques cheveux sur le crâne de son tout petit garçon.
Prend une profonde inspiration.
Et transplane.
Pop.

Le voyage est long. Transplanage par ci, portoloin par là… Même pour un sorcier, couvrir une telle distance n'est pas de tout repos. Alistair va de saut de puce en saut de puce, de frontière en frontière, de pays en pays.
La Nouvelle Zélande… Mais quelle idée !
Fort heureusement, il n'avait pas eu besoin de prendre l'avion. Quand Charlotte lui avait expliqué qu'un moldu devrait voler à des milliers de pieds au dessus du sol pendant vingt-quatre heures pour arriver à destination, il s'était dit qu'il avait quand même une chance folle d'être un sorcier.
Et puis, arrivé en Australie, on lui explique que ce sera là son dernier saut, sans doute l'un des plus longs. Une grimace déchire le visage anguleux, qui sait la délicatesse d'une avancée en portoloin sur de trop grandes distances. Mais il n'hésite pas longtemps, et ramasse le râteau qu'on lui désigne.
Avant de disparaître à nouveau.

L'humidité.
C'est la première chose qu'il relève, avant de jeter un oeil autour de lui. Les paysages locaux lui évoquent son Ecosse natale, et il se fait la remarque qu'il est compréhensible que beaucoup de ses compatriotes se soient expatriés ici, quelques siècles plus tôt.
Un peu groggi par la trajet, Alistair joue des épaules, abandonne son râteau, tire sur le cuir de sa veste.
Alors seulement se rend-il compte qu'on était déjà ici, à l'attendre. On s'adresse à lui et, immédiatement, le côté professionnel du jeune homme prend le pas sur sa curiosité toute Serdaigle.
Il s'avance d'un pas à son tour, les pans de son kilt rouge et noir suivant son mouvement, et serre la main de son interlocuteur d'une poigne ferme.
Non sans se faire la remarque qu'il est rare pour lui d'avoir à lever la tête pour regarder quelqu'un dans les yeux.

Aye, nice to meet you,” répond-il aimablement, sans essayer de gommer son fort accent du nord. Il pose ensuite les yeux sur la jeune fille et lui serre la main à son tour, non moins vigoureusement. “Nice to meet you too, lassie. Shy, are we ?2
Il ne dissimule pas le ton amusé de l'aîné qui taquine son cadet. Loin de se soucier de l'apparence de l'adolescente – c'est qu'il en a vue d'autres, à avoir passé sa vie du côté sorcier de la barrière – il se tourne à nouveau vers le père, les sondant tour à tour du regard, pour être sûr de ne pas en délaisser un dans la conversation.

Used to being around dragons, is she ?3 interroge-t-il d'un ton badin, plus pour faire poliment la conversation que par intérêt réel. Il faut dire que si ça ne tenait qu'à lui, il se contenterait de se taire et d'observer. Mais bon, quand on est élevé pour prendre la tête d'un clan, on en tire quelques conventions sociales… “I heard you work mainly with Opaleyes in this region. They say they are the most beautiful dragons you can see… Far from the pride Black Hebrideans I am used to, aren't they ?4

Le ton est mondain, mais on sent un réel intérêt, voire un début d'excitation. Alistair n'a jamais pu voir d'Opaloeil de ses propres yeux. Il a l'habitude des Noirs des Hébrides, majestueux, fiers, mais plus bruts.
Et puis dans quelle mesure étaient-ils soignés différemment ? Il les avait bien étudié en Vétomagie, mais là, on était sur du concret.
Du vrai.


____________________
1Ne t'inquiète pas. Je serai dans retour dans quelques jours, je n'aurai pas le temps de te manquer, okay ?
2Oui, enchanté. Enchanté de te rencontrer aussi, jeune fille. Timide, hein ? (lassie = jeune fille, dialecte écossais)
3Habituée à être près de dragon, n'est-ce pas ?
4J'ai entendu dire que vous travailliez essentiellement avec des Opaloeils dans la région. On dit d'eux qu'ils sont les plus beaux dragons que l'on puisse voir… Loin des fiers Noirs des Hébrides auxquels je suis habitué !
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 19:32

Je regardai un peu surprise l’homme au kilt, mon père me l’avait appris, et souris en l’écoutant parler. J’adorais son accent ! Je rougis quand il s’adressa à moi et hochai la tête. Ça… pour être timide : je l’étais ! Mon père confirma que nous étions habitués à être à être près des dragons même si nous devions transplaner pour aller les voir plus ou moins régulièrement. Je souris plus que largement quand il parla des dragons de chez moi et pour une fois pris la parole vivement, au grand étonnement de mon père.

« Oui ! Les Opaleye sont les plus beaux ! Même s’ils sont moins impressionnants que les Noirs ou les PansedeFer ils sont plus souples, plus rapides que les autres. Mais aussi moins dangereux. Mais je les adore quand même.
- Opaleye est une grande amoureuse des dragons ! Comme son père. »

Mon père rit et tira un petit coup sur ma tresse avec gentillesse. Il proposa à Alistair d’aller poser les affaires à la maison avant d’aller voir les dragons sans trop les approcher pour aujourd’hui, et qu’on irait plus loin demain et les jours qui viennent. Les garçons étaient dans leur chambre et mon père montra sa chambre à notre invité alors que je filais prendre ses affaires. Il me tendit la main et je la saisis alors qu’il posa sa main sur l’épaule de notre invité et transplana.

J’observai le lieu avec un sourire et j’étais prête à obéir aussitôt à mon père. Nous devions encore un peu faire de la route à pied, mais c’était mieux pour les dragons. Je glissai la main dans ma manche avant de me glisser derrière l’écossais. Je repris d’une voix plus calme la parole quand mon père me demanda où on était avec, je devinais, un sourire :

« On est sur le territoire de Marama, l’une des dragonnes les plus jeunes. On la reconnaît parce qu’elle a une tâche plus foncée sur l’aile droite. Celle qui a une tâche sur l’aile gauche c’est Ahoroa, sa petite sœur. »

Je commençais à bien connaître les dragon vu que mon père en parlait tout le temps et que je buvais littéralement ses paroles.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 19:56


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Un sourcil se lève sur le visage anguleux de l'Ecossais, seule démonstration d'émotion qu'il laisse transparaître. Quel enthousiasme ! La comparaison aux autres dragons lui semble pertinente, quand bien même il n'y répond pas.
Il est plus occupé à jauger la complicité entre le père et sa fille.
Arrivera-t-il, lui aussi, à communiquer cet engoûment à son propre fils ? Approcher les dragons et s'en occuper ne serait pas une option pour Lucàs. S'y plierait-il par nécessité, ou bien, comme lui, s'y laisserait-il porter par un réel intérêt pour la chose ?
Face à ses interlocuteurs, Alistair peut se laisser aller à sa réserve naturelle, les laissant finalement faire la conversation sans sentir le besoin de les relancer.
Finalement, ces quelques jours se passeraient peut-être mieux que prévu…

Il suit ses hôtes sans un mot, se laissant volontiers distraire par une plante inconnue, un paysage différent. Les sons, les odeurs ont quelque chose de familier sans l'être.
Il pourrait peut-être se plaire ici.
À l'invitation, il entre dans la maison, devine d'un coup d'oeil la famille qui y habite. Le jeune homme est presque surpris de ne pas y voir de fantômes, mais n'en fait pas part. Il suit le mouvement jusqu'à la chambre des invités, toujours observateur.
Oui, peut-être le manque de sa propre famille ne se ferait-il pas trop sentir, songe-t-il en tripotant son alliance.

Pop.
Intrigué, Alistair guette autour de lui. Il s'était demandé si les Opaloeils étaient si inoffensifs qu'on ose transplaner sur leur territoire. Ce serait impensable pour lui et son clan de transplaner jusqu'aux nids des Noirs des Hébrides. Le bruit, amplifié par l'écho des montagnes, aurait tôt fait d'alerter les bêtes qui n'hésiteraient pas à attaquer. C'était d'ailleurs ce qui pouvait rendre les expéditions dangereuses : il fallait escalader les pics escarpés, se faufiler, être alerte à chaque instant.
Chose qui lui semblait moins tendue ici.
Ou bien n'était-ce que la première impression. Il était bien placé pour savoir qu'approcher un dragon n'est jamais une mince affaire, jamais sans danger.
Par habitude, Alistair laisse sa baguette glisser de sa manche jusqu'à arriver dans la paume de sa main, sans la sortir, de façon à être plus rapidement opérationnel au besoin. Ils ne se sont que deux – plus une adolescente – et maîtriser une créature aussi puissante qu'un dragon en cas d'urgence peut parfois demander l'intervention conjointe de six sorciers.

Et puis les explications arrivent.
Notre protagoniste va de découverte en découverte.
You've named them ?1 s'étonne-t-il.
Choc des cultures, sans doute. Il reconnaît bien les sonorités des îles australes dans les noms qui ont été donnés aux bêtes. Peut-être avaient-ils besoin, ici, d'établir un lien plus privilégié avec les créatures.
Étrange, mais pourquoi pas. Il était ici pour échanger des pratiques, après tout.
Have they been tamed ?2 questionne-t-il à nouveau. On ne peut pas dresser un dragon, vous dirait-il avec l'aplomb de l'homme sûr de lui. Et il en sait quelque chose : le Cousin Duncan a essayé, deux siècles plus tôt, pour pouvoir les monter et voler sur leur dos. Cela ne s'est pas très bien terminé.
Mais les approcher, les apprivoiser ? Pourquoi pas. Après tout, ses hommes et lui les approchaient de très près, et il leur semblait parfois qu'ils comprenaient les mots soufflés en gaélique, empreints d'un profond respect.
Alors pourquoi pas ?

____________________
1Vous leur avez donné des noms ?
2Sont-ils apprivoisés ?

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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 21:05

« Je porte leur nom, je peux bien leur en donner, non ?
- Opaleye donne des noms aux dragons et nous les utilisons pour surveiller la population. Même si ce n’est pas toujours facile de savoir qui est qui. Opaleye se débrouille bien. Les Opalœiel sont moins agressifs que les autres dragons, on ne peut pas les dresser, mais on peut les approcher d’un peu plus près sans craindre, ils tuent surtout pour se nourrir, on peut s’approcher de plus près que d’autres dragon, mais de là à les toucher à part quand ils sont sérieusement blessés ou mort… Je serais prêt à parier qu’Opaleye pourrait les approcher de très près, avec sa couleur de cheveux. »

Mon père rit et je souris avant de sortir les baudriers d’escalades et d’enfiler le mien en tendant les autres à mon père et à l’accompagnateur. Mon père sortit une corde et me regarda en m’interrogeant du regard. Je lui fis signe de grimper en premier et après deux trois consignes de sécurité, pour moi et pour Alistair, grimpa en tête alors que je l’assurais d’en bas. D’un petit sifflement il nous indiqua qu’il était près à faire monter les autres. Je donnais la corde à Alistair.

« Après vous ! »

Je montais en dernière en observant le paysage et en sondant l’endroit pour m‘assurer de ne pas surprendre un dragon. Une fois en haut je profitai un instant du paysage avant de pointer du doigt un scintillement.

« Papa ! C’est Marama ! Elle est là ! »

Il me fit signe et je m’accroupis derrière les rochers avant de sortir les jumelles et les tendre à Alistair. Je reconnaissais la manière de voler de la dragonne qui faisait le tour de son territoire. Mon père fronça les sourcils et je compris.

« Elle est proche et rentre particulièrement tôt aujourd’hui…
- Moui… mais visiblement elle a de quoi manger de ce que je peux voir… »

J’avais l’impression qu’il y avait quelque chose d’étrange dans sa manière de voler… Je fronçai les sourcils avec une certaine inquiétude. Marama… Elle était l’une de mes dragons favorites ! Je ne voulais pas qu’elle soit blessée. Je regardais l’étranger avant de reporter mon attention sur la dragonne. Si son vol semblait tout aussi gracieux que les autres jours, il y avait quelque chose qui me dérangeait… Sans que je puisse mettre le doigt dessus.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 21:52


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De vraies différences, en effet.
Approcher ou toucher un dragon n'était pas si peu commun pour Alistair. Ils avaient même construit des enclos, dont la barrière était bien évidemment magique, non loin du château du clan pour pouvoir s'occuper des bêtes blessées, malades, en quarantaine. La confiance était évidemment essentielle et ils travaillaient toujours avec le plus grand respect de la bête.
D'autant plus que dans les Hébrides, les dragons peuvent être particulièrement agressifs.
Quant à approcher un dragon mort, il serait problématique pour leur trésorerie de ne pas pouvoir le faire : ils n'auraient alors plus de cuir, ou de griffe, ou de sang ou… Ou tout ce qui leur servait de base pour le commerce extérieur.
Faire tourner le clan en se contentant de ventes de tonneaux de Whisky Pur Feu, ce n'était pas improbable, ça relevait de l'utopie.

Mais il n'eut pas le temps de commenter, quand bien même ça lui serait venu à l'esprit. On agite sous son nez un objet qu'il n'a jamais vu. Ça lui évoque vaguement les couches de Lucàs, mais sans les langes. Les sourcils froncés, il s'en empare, cherche à comprendre l'intérêt d'une telle chose.
Et puis il voit père et fille l'enfiler, et accrocher la corde.
Il va de surprise en surprise.
Il comprend finalement l'utilité du baudrier, mais s'interroge sur la pertinence de la chose. Pourquoi s'encombrer ainsi, ne pas être totalement libre de ses mouvements, avec un système si rudimentaire ? Des moldus ne mourraient-ils pas malgré tout dans des accidents ?
Des sorciers aussi, lui rappelle une petite voix.
Habitué à grimper à mains nues, mais avec sa baguette – en cas de chute, évidemment -, il tourne le baudrier, doit se faire expliquer le fonctionnement.
Un bon sorcier, dans toute sa splendeur. Attendez qu'il découvre la télé.
C'est que visiblement, épouser une moldue n'a pas suffit à lui faire découvrir toutes leurs subtilités.
Il faut aussi lui expliquer pourquoi la corde – pensaient-ils vraiment qu'en cas de chute des premiers de cordée, l'adolescente pourrait maintenir leurs poids conjoints à elle toute seule ? - et lui apprendre à assurer avec ladite corde.
Bah ouais.
Par chance, Alistair comprend et apprend vite. Et garde sa baguette au plus près de sa main, au cas où.
Il n'a pas confiance en ces trucs de moldus.

Une fois sur la roche, en revanche, le jeune homme ne fait plus preuve d'aucune maladresse. Sa prise est sûre, et c'est avec une concentration redoublée qu'il avance.
Il ne sait que trop bien le risque de s'engager ainsi.
Ils avancent plus vite qu'il ne l'aurait cru, même s'il ne peut s'empêcher de penser qu'ils auraient été plus efficaces sans cet encombrant attirail – qu'il s'empresse d'ôter sitôt arrivé au but.
Enfin, il peut embrasser le paysage du regard.
Un paysage à couper le souffle.
On s'habitue à tout. Les pics des Hébrides, leurs roches solides et la mer brumeuse sont son quotidien et, s'il les admire comme s'il les découvrait à chaque fois, il les connaît par coeur.
Ici, tout est différent.
La couleur de l'herbe.
L'odeur de la brume.
Les cris des dragons.

Les cris ?
Il l'entend avant de la voir. Suivant le mouvement, il se dissimule dans les rochers et prend les jumelles qu'on lui tend, admiratif.

La créature est superbe. D'un blanc quasi-immaculé autant que ses cousins des Hébrides sont noirs. Une grâce certaine, tant dans le vol que dans la façon de porter la tête le long de son cou gracile.
Superbe.
Mais quelque chose cloche.
N'importe quel oeil entraîné peut le constater.
L'attitude et le discours de ses compagnons l'informent qu'il a vu juste, quand bien même n'a-t-il pas toutes les cartes en main.
Ses sourcils se froncent, et, inconsciemment sans doute, il compare ce vol à celui des dragons qu'il côtoie chaque jour. Il cherche une similitude, tente de mettre des mots sur l'impression qu'il a eue.
Quelque chose cloche.
À nouveau, il colle les jumelles sur son nez.
L'angle du vol.
La brillance des ailes.
Something's wrong with its tail,” finit-il par trancher en baissant les jumelles. “It cannot fly properly and it's struggling to get back to its nest.1
Comme pour appuyer le diagnostic de Dr. MacFusty, le dragon fait une embardée incontrôlée dans son vol. Sans doute tentait-elle d'opérer l'angle habituel pour se poser, en vain. Elle se redresse, tente une nouvelle approche.
How do you proceed ? Do you usually get closer to them, or do you bring them to you ?
Il n'a pas quitté la bête des yeux, surveillant sa progression dans le ciel.
Os cassé ? Peau abîmée ?
Lutte de territoire ? Attaque de contrebandiers ?
Maladie dégénérative ?

N'étant pas chez lui, Alistair résiste à son inclinaison naturelle qui serait de prendre les décisions et d'opérer comme de coutume. Il lui coûte d'attendre les directives pour agir mais…
Il n'est pas chez lui.
Et ne connaît pas les us et coutumes.

____________________
1Il y a un problème avec la queue. Elle ne peut pas voler correctement et peine à rejoindre son nid.
2Comment procédez-vous ? Avez vous l'habitude de vous approcher, ou plutôt de les amener à vous ?

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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Mer 9 Jan - 22:35

La queue. L’Écossais nous donna vite la réponse. En même temps c’est le seul qui avait des jumelles pour bien voir le vol de ma chérie d’amour. Je me mordillai le pouce en observant mon père. Normalement c’était une sortie calme, mais au vu de la situation… On ne pouvait pas aller vers elle, elle était blessée donc agressive. Mon père savait comment réagir. Il sortit sa baguette.

« Nous allons l’attirer, elle n’est pas des plus agressives, mais vu son état je préfère qu’elle se pose d’elle-même pour se calmer. Opal, reste en arrière. Alistaire si vous voulez bien vous donner la peine. »

J’obéis sagement et me glissai derrière les rochers à l’abri en attendant que mon père m’appelle. J’eus l’impression de passer des heures, une petite vingtaine de minutes en réalité, mon père m’appela doucement et je me faufilai vers ma princesse. Elle semblait très calme, endormie en réalité, pour éviter au maximum qu’elle ne s’agite et ne se blesse. Je fis soigneusement le tour de la créature avant de m’approcher pour observer la blessure. Mon père surveillait le dragon avec attention tout en examinant la blessure.

« Attaque de contrebandier. What a sad guy ! Sweet as. Ça va aller, Marama est une battante et elle a déjà eu pire en combattant d’autres dragons. Ne t’inquiète pas Opaleye, OK ? Ça va aller, donne le sac. »

J’obéis aussitôt et posai délicatement une main sur les écailles sublimes de la bête. Je restai sur mes gardes en observant mon père soigner la belle dragonne. J’observai les alentours, au vu du visage concentré de mon père, c’était plus grave que ce qu’il voulait bien me dire. Je me coulai près de Alistair pour le regarder un instant lui quémandant silencieuse de m’expliquer ce qu’il se passait. Mon père observait le dragon. Il pouvait travailler très vite, dans ce secteur c’était assez tranquille, théoriquement. Je continue de caresser le dragon. Avec inquiétude.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Jeu 10 Jan - 17:18


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Un rapide regard entre les deux hommes. Ils n'ont pas besoin de plus pour se faire comprendre qu'il faut intervenir. La baguette de cèdre glisse rapidement dans la main d'Alistair alors qu'il rend les jumelles à l'adolescente. Rassuré quant au fait qu'elle resterait à l'écart, il s'avance avec son collègue, attentif, sur le qui vive.
Il acquiesce quand au fait qu'il faut laisser la majestueuse créature se poser d'elle-même. De là à savoir où elle allait se poser, c'était plus délicat. Elle ne le savait probablement pas elle-même.
C'est donc un jeu de patience qui se met en place. Les deux hommes tentent de s'approcher, jaugeant la descente de l'animal pour déterminer le point d'impact.
Le point d'impact… Un vocabulaire on ne peut plus adapté, tant l'atterrissage se révèle peu grâcieux. Les soigneurs échangent à nouveau un regard avant de continuer leur lente et prudente avancée, chacun par un angle différent.
Alistair se laisse alors porter par l'instinct et les habitudes. Il cherche le regard de la bête, les sens en alerte. La baguette est légèrement baissée, assez pour ne pas menacer et en même temps pouvoir réagir rapidement.
Et enfin, il croise les yeux du dragon.

Étudier ces créatures était une chose. Tout savoir d'elles, les particularités, les croquis, les lieux de reproduction, et j'en passe.
Ce n'était rien en comparaison de ce qu'on pouvait vivre en se tenant face à elle.
L'absence de pupille dans les yeux a quelque chose de perturbant. Mais en même temps, cela confère à l'animal une certaine majesté.
Malgré ses blessures, le dragon reste digne, méfiant. Étonnamment peu agressif, observe l'Ecossais.
Un léger de fumée s'échappe des nasaux, comme dans un soupir.
D'un même mouvement, les deux hommes avancent jusqu'à n'être qu'à quelques mètres. Marama agite maladroitement la queue, redresse la tête.
Na gabh dragh, mo ghaol,” souffle-t-il, dans l'espoir de la calmer. “Tha sinn an seo airson do chuideachadh.
Est-ce son attitude ? Le dialecte ? Ou bien le calme des deux hommes, dont l'un ne lui est pas inconnu ?
Qu'importe, l'animal pose à nouveau tête et queue sur le sol, comme acceptant l'aide qu'on lui offre. Il n'en faut pas plus pour que, d'un mouvement souple du poignet, les deux soigneurs lancent un même sort. Une fumée blanchâtre s'échappe des baguettes, s'envole jusqu'à l'énorme tête.
Une seconde.
Deux secondes.
La voici endormie.

Alors que son collègue appelle sa fille, Alistair contourne le dragon pour examiner cette queue qui lui semblait mal en point.
En effet, attaque de contrebandiers. On voyait clairement dans la plaie l'impact d'un sort, d'un méchant sort. Ils n'avaient pas visé la queue par hasard : privée de son gouvernail, Marama devenait bien plus vulnérable. Le jeune homme s'accroupit à hauteur, baguette toujours à la main. Le sort semblait s'étaler au delà de la plaie.
Il croise le regard d'Opaleye, venue à ses côtés, alors que le père s'est mis face à eux, de l'autre côté de la queue.
Oui, c'était plus grave qu'il le laissait entendre. Le maléfice avait provoqué une vilaine et profonde entaille sans gravité, mais là n'était pas son but. Si on en croyait les raideurs, la chaleur qui irradie autour de la plaie, les gestes comme incontrôlés, il dirait que la magie est de celles qui se répandent.
Pour le moment, ça ne touchait et ne raidissait que les muscles autour de la queue.
D'ici quelques heures, ça aurait atteint le coeur, et les contrebandiers n'auraient plus qu'à se servir.
Comment faire alors ?
Soigner la plaie ne serait pas un problème.
Mais lever le maléfice ?

Have you ever faced such a spell before ?” interroge-t-il à mi-mot, comme s'il craignait de la réveiller. “I don't think we can stop it, though we may be able to contain it.1
A moins de connaître le sort – et le contre-sort – il ne pense pas pouvoir complètement le lever. En revanche, le limiter à un espace de la queue, peut-être même réduire sa zone d'impact pour ne pas trop handicaper l'animal, lui semblait possible.
Mais encore une fois, il n'est pas sur son territoire, et la magie utilisée ici n'est pas la même. Peut-être un rituel local, une forme de magie australe était-elle à l'oeuvre ici, et son compagnon connaîtrait-il une façon de le contrer ?
Ou bien devraient-ils se contenter de 'bricoler', pour permettre à la bête de survivre ?
Ooooh, s'il tenait ces contrebandiers, il en ferait volontiers son quatre heures.

____________________
1Avez-vous déjà fait face à ce genre de sort auparavant ? Je ne pense pas qu'on puisse le lever, bien qu'on devrait être en mesure de le contenir.

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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Jeu 10 Jan - 18:14

Je regardai l’homme sans comprendre ce qu’il voulait dire avant de regarder la blessure, je me sentis pâlir. Mon père avait du sang jusqu’aux coudes. Il soutient le regard de l’écossais avant de caresser doucement les écailles de la dragonne endormie. Et il hocha la tête avant de me regarder avec attention.

« Opaleye, je veux que tu restes près de sa tête pour vérifier son sommeil s’il te plaît. »

J’avais plus l’impression qu’il m’éloignait pour que je ne regarde pas. Mais j’obéis en silence avant de m’avancer vers la tête de la bête qui dormait profondément. Je m’assis près de sa tête et posai ma main sur sa tête avant de lui caresser avec délicatesse en lui murmurant des mots de courage en la suppliant de rester en vie et de se battre. J’observais de temps en temps les deux hommes penchés sur la queue de la Dragonne. Mon père ne m’autorisait pas encore à rester pour soigner : il avait peur que je sois trop impressionnée. Je vois un patronus partir. Il a appelé Aitu, l’un des soigneurs de dragons qui connaît un rayon sur les maléfices. Et il connaît plein de remèdes maoris dont il ne partageait pas volontairement le secret. Je restai immobile à regarder mon père lutter pour Marama avant que Aitu arrive. Portant avec fierté les Moko traditionnels au visage, il avait son grand sac en toile sous le bras, en passant il me tapota la tête et salua le collègue.

Je restais toujours en tailleurs près de Marama à lui parler tout bas avant de rester figer en voyant son œil s’entrouvrir et son regard aveugle me fixer. Marama s’éveillait. Je restai immobile, ma main sur ses écailles. Je me tournai vers mon père et sifflait brièvement. Trois sortilèges après pour la rendormir, Marama ne bougea plus. Était-elle en train de s’éveiller ? Ou bien éveillé et elle ne voulait pas me faire du mal. J’entendis quelques murmures puis mon père m’appela, il avait nettoyé le sang qui maculait ses bras. Il me montra la blessure qui semblait guéris. Je me tournai vers l’écossais : mon père avait tendance à ne me pas dire la vérité parfois pour ne pas me faire de peine sur les dragons.

« Elle va mieux ? Ou… »

Je gardai ma main posée sur ses écailles mon regard rivé sur l’autre soigneur. Aitu avait déjà disparu, il ne restait jamais plus que nécessaire.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Jeu 10 Jan - 20:00


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Du paternalisme ?
Une volonté d'épargner ?
Alistair est interloqué. Liam accepte d'amener sa fille auprès de dragons, de la laisser les approcher, de les toucher même, mais il ne veut pas la laisser voir la réalité du terrain ?
Encore une fois, il ne s'autorise aucun commentaire. Qui est-il pour juger, lui dont la progéniture peine encore à tenir sur ses jambes ?

Une fois l'adolescente éloignée, il échange quelques mots à voix basse avec son collègue, hoche la tête en l'entendant vouloir faire venir une personne de sa connaissance, plus qualifiée en la matière.
Le patronus part, et pendant ce temps, les deux hommes tentent de commencer les soins, ne serait-ce que la plaie. Les mains se maculent rapidement, le sang coule.
Beaucoup donneraient cher pour être là, ne serait-ce que pour recueillir le précieux liquide vital. A plusieurs dizaines de gallions la fiole… On ne se demande pas ce que les contrebandiers veulent à la créature.
Et puis un troisième homme arrive. Et c'est avec une surprise difficilement feinte qu'Alistair l'observe arriver. C'est qu'il n'a jamais vu ces tatouages traditionnels, et qu'il ne peut s'empêcher de le dévisager, sans doute un peu impoliment.
Mais se reprend rapidement pour en revenir à leur blessée. Il faut la maintenir, continuer les soins dans l'attente du contre-enchantement. Alors il s'atèle à sa tâche, concentré, répondant par monosyllabes.

Et puis un sifflement.
Alistair ne l'entend pas. Il faut que Liam y réagisse pour qu'il attrape sa baguette et joigne sa magie à celles des deux autres hommes pour s'assurer du sommeil de la noble créature.
Le reste n'est pas moins facile. Celui que l'Ecossais identifie comme un Maori exécute un rituel, les deux autres soigneurs s'efforcent de résorber la plaie.

Au bout d'un long moment, enfin, les trois hommes se nettoient les mains, les bras. Alistair échange à nouveau quelques mots avec eux, regarde le dragon face à lui, la mine grave. Il hoche parfois la tête, laisse s'échapper quelque parole, remercie Aitu.
La blessure est guérie.
Le reste…
Il voit Opaleye revenir vers eux, observe à nouveau la relation particulière qu'elle semble entretenir avec son père. Sans songer au problème que cela peut poser, il répond spontanément à la question de l'adolescente, mal à l'aise avec l'idée de mentir ou de cacher la vérité.
Better for now, aye,” répond-il d'un air soucieux. “Your friend managed to reduce the spell for now, but sooner or later, it'll spread again.1
Il passe une main sur une aile de l'animal, sans la poser pleinement. Il semble à peine la frôler, dans un geste tellement emprunt de respect qu'on pourrait croire qu'il salue une divinité vivante.
Il est l'air triste, quelque part. Marama était magnifique, d'une majesté impressionnante, et n'avait certainement pas mérité ça. Il faudrait anticiper son départ, qui devrait arriver d'ici une année, pour empêcher qu'on tire partie de sa mort. Et bien sûr, la surveiller de près, car elle ne parviendrait plus à voler d'ici quelques mois.
Pauvre bête.
I'm sorry, lassie.2
Il ne faut pas être un génie pour comprendre l'attachement que la jeune fille peut avoir pour les dragons, ou même pour ce dragon en particulier.

Sur ces mauvaises nouvelles, il était temps pour eux de repartir. L'ambiance étant plus morose que ne serait-ce qu'une heure plus tôt, Alistair se mure dans le silence et suit le mouvement, pour retourner au logis.
Non pas qu'il ait envie de se sociabiliser, mais il a encore des dizaines de questions à poser à Liam.
Et il n'oublie pas Opaleye, qui aura sans doute besoin d'encaisser le choc de la nouvelle.

____________________
1Mieux pour le moment, oui. Votre ami est parvenu à contenir le sort pour le moment, mais il recommencera à s'étendre tôt ou tard.
2Je suis désolée, jeune fille.

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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Jeu 10 Jan - 21:19

Je compris en voyant la mine grave de mon père et celle tout aussi grave de son collègue. Et Alistair expliqua. Pour l’instant tout irait bien, mais cela reviendrait… Et à ce moment-là… on devrait abréger les souffrances de Marama… Je sentis les larmes me monter aux yeux. J’adorais Marama… Elle n’était pas la plus grande ou la plus impressionnante des dragonnes, mais je l’aimais de tout mon cœur, parce que c’était la première à qui j’avais donné un nom, la première que j’avais su reconnaître d’un coup d’œil. Mon père me serra doucement l’épaule et j’essuyais doucement mes joues avant de revenir vers la tête du dragon encore endormie pour l’enlacer et poser ma tête dessus savourant son contact. Je ne lui promis rien et lui souhaitais juste de pouvoir encore voler et danser dans les nuages un petit moment avant de rejoindre ses ancêtres. Dire qu’elle aurait put avoir des petits cette année.

Mon père alla chercher nos affaires puis tendit la main. Je la pris et obéis à son impulsion de reculer et de me mettre à l’abri pendant qu’il réveillait en douceur le dragon et à bonne distance. J’observai de loin la dragonne s’éveiller lentement dans un bruissement majestueux et observer mon père qui reculait dans un calme incroyable. Elle étira avec grâce son long cou et étira ses ailes avant de faire battre sa queue avec une certaine méfiance. Mon père reculait toujours lentement. Mais la dragonne ne l’attaqua pas, elle vérifiait l’état de son corps avec une douceur incroyable. Je sentis les larmes monter à nouveau quand elle s’éleva dans les airs dansant avec le vent et les nuages. Elle rugit de bonheur et disparu parmi les nuages. Je suivis les deux hommes en silence.

On arriva un peu après ma mère, Selica, pêcheuse parmi les moldus, avait mit au travail mes frères qui faisaient la cuisine en discutant. Je la saluai à peine pour monter tout droit dans ma chambre. Dedans ? Des dizaines et des dizaines de photos de dragons ainsi que d’autres créatures fantastiques recouvraient les murs de man chambre. Mais les dragons dominaient la majorité, tout comme dans mes bouquins qui s’entassaient dans la petite bibliothèque. Je posai ma baguette sur ma table de chevet et me laissai aller dans mon lit en serrant un oreiller contre moi. J’entendis les pas de mon père qui montait dans son bureau, sûrement avec l’écossai. Et moi je pleurai en silence en regardant une photo de ma première sortie avec mon père avec les dragons. Et une où j’étais toute fière avec dans les mains une écaille de Marama… Je fermai étroitement les yeux.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Ven 11 Jan - 18:45


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A nouveau, les deux hommes lèvent leur baguette, et d'un même mouvement lèvent le sort qui avait plongé l'animal dans un profond sommeil.
Un premier mouvement.
Un pas en arrière.
C'est avec une certaine admiration qu'Alistair observe l'éveil de la créature. Il est subjugué, fasciné par sa grâce et la superbe qu'elle dégage.
Quel gâchis…
Un nouveau pas en arrière.
Elle se déplie, vérifie sa capacité à bouger. Elle semble inspecter chaque recoin, chaque détail.
Et puis, visiblement satisfaite, elle déploie ses ailes d'un geste vif et s'envole avec majesté pour retourner siéger dans les cieux.
Un spectacle saisissant.

Il faut moins de temps au trio pour rentrer qu'il ne leur en a fallu pour approcher le dragon. Rapidement rentrés, les deux hommes sont abandonnés par le jeune fille. À aucun moment l'homme ne s'en offusque-t-il ; elle avait l'air tant attachée à Marama que la pilule était sans doute difficile à avaler.
Non pas qu'il soit insensible à la situation lui-même. Mais il prenait davantage de distance et envisageait les choses avec pragmatisme, une chose impossible pour un adolescent.

Il n'a cependant pas le temps de s'occuper d'une enfant qui n'est pas la sienne. Il se voit déjà présenter à ce qu'il comprend être l'épouse de son collègue et prend le temps de la saluer et de faire un peu la conversation avec elle. Il se plie aux conventions, s'assure que la maîtresse de maison – oui, l'éducation traditionnelle lui a donné des repères pas toujours très justes – n'a pas besoin d'aide, fait connaissance avec les deux fils.
Et observe beaucoup. Il relève des détails qui, peut-être, se révèleront utiles pour comprendre la culture locale et les us et coutumes de la famille Nepia.
Après de longues minutes, les deux hommes se retirent et prennent la direction de l'étage. On reconnaît aisément le pas d'Alistair, plus lourd, hérité de l'habitude de vivre en château et d'avoir de la pierre brute sous les pieds. Ils entrent dans le bureau de Liam, et se lancent dans une longue discussion.
Tout d'abord, ils débriefent la sortie, la dragonne, l'intervention. L'Ecossais s'inquiète de la réaction d'Opaleye, on le rassure. Ils reprennent alors la conversation, comparent les réactions de l'un, de l'autre. Ils comparent les deux espèces avec lesquelles ils travaillent, les façons des les approcher – approcher un Noir des Hébrides blessé aurait été autrement plus long, et son réveil autrement plus agressif – et dérivent finalement sur les spécificités des espèces. Alistair fait part de sa fascination pour le sublime des Opaloeils.
Ils sont aussi majestueux que les Noirs des Hébrides sont sauvages.

Combien de temps s'est-il écoulé quand ils sortent du bureau ?
Il n'en a pas la moindre idée. Il laisse Liam passer devant lui, s'arrête devant la chambre de l'adolescente, hésite. Le Néo-Zélandais lui sourit et poursuit sa route, le laissant à son dilemme.
Oh et puis merde.
Knock, knock, knock.
Avec mille précautions, Alistair pousse la porte de la chambre une fois assuré d'avoir la permission d'entrer. Il se glisse dans l'encadrure, sans véritablement pénétrer dans la pièce.
You okay lass ?1 s'enquiert-il d'une voix calme.
Il avait bien vu sa réaction, et ça lui trottait en tête.
Do you want to talk about it ?2
Sait-on jamais. Après tout, si elle disait ce qu'elle avait sur le coeur, ça l'aiderait sans doute à accepter la perte future de cet animal auquel elle avait l'air de tenir.

____________________
1Ca va aller, jeune fille ?
2Tu veux en parler ?
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Ven 11 Jan - 19:49

Je reste immobile dans mon lit pendant plus de trois heures essayant de chasser la tristesse et la peur. Mais rien n’y fait… J’ai peur que les braconniers s’en prennent à d’autres dragons, à d’autres que je connais bien. Ils s’en sont pris à Marama… Ils peuvent aussi faire du mal à Ahoroa… Et à tous les autres ! Comment puis-je protéger les dragons ? Comment puis-je chasser ces braconniers ? Et s’ils s’en prennent aux œufs ?! Non. Ça des sorts et des surveillances constantes sont placées autour des œufs. De jour comme de nuit. On a trop peur pour eux. Je mords mon oreiller avant de le lâcher. Je me redresse sur un coude quand on frappe. Alistair. Si je vais bien…

« Yeah-na… »

C’est une expression de chez moi qui veut dire « Oui-non » enfin, surtout non en réalité. Je l’invite à rentrer et à s’asseoir… euh… sur le pouf qui est près du lit ou sur la chaise de mon bureau. Je passe une main dans mes cheveux avant de m’installer en tailleur sur le matelas les yeux dans le lit. Autant en parle, cela me fera du bien. Il peut me juger… j’assume, puis on parle de dragon ! Cela va mieux pour moi d’en parler. Même Léni ne comprend pas toujours mon amour pour les dragons. Il faut dire que son père a fait une erreur et a fâché l’une des dragonnes… Le pauvre… Mais moi je les comprenais les dragons… Je soupire.

« Oui… Marama… C’est la première dragonne à qui j’ai donné un nom, l’une des premières que j’ai observées et que je connais depuis longtemps. C’est comme sa sœur. Tout à l’heure… elle a commencé à se réveiller, elle m’a vu quand j’étais tout contre elle… Elle n’a pas bougé, elle n’a pas bronché. Elle aurait pu… Ce n’était peut-être pas la plus grande, la plus belle, ou la plus majestueuse des dragons de l’île… Mais c’était Marama… Je sais que la mort des dragons est inévitable, je n’aime pas les voir mourir ou les retrouver mort. Mais c’est inévitable et je l'ai déjà vu, cela me rend triste mais ce n'est pas la même tristesse ici. Je suis surtout en colère contre les braconniers ! Marama avait encore plein de choses à vivre…»


J’essuie d’un geste les larmes qui coulent sur mes joues. J’ai du mal à expliquer ce qu’il y avait dans ma tête. Je baisse les yeux sur mon pantalon et le lisse machinalement avant de reprendre à voix basse.

« Désolé… je ne suis pas très clair… »

Pour une albinos… c’est triste.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Ven 11 Jan - 21:12


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L'antre de la jeune fille est quelque peu déroutante. Il faut dire qu'elle a l'air quelque peu monomaniaque. Sans une remarque, il entre en laissant la porte entrouverte, s'installe là où elle lui indique de s'installer. Il n'a pas l'habitude des adolescents, et ne sait absolument pas sur quel pied danser. Mais la gamine a l'air dans une telle détresse qu'il ne peut pas l'ignorer.
Il est absolument incapable de résister aux larmes d'une femme.
Attentif, il ne pipe plus mot et laisse l'adolescente suivre le fil de sa pensée. Que lui soit capable de suivre ou non n'avait pas d'importance. Ce qui importait au contraire, c'était qu'elle se libère et puisse laisser son chagrin s'en aller. Alors il se fait aussi silencieux que de coutume et devient l'oreille attentive.
Même si lui-même est à mille lieues de ce chagrin. Bien qu'il soit attaché aux dragons qui peuplent son archipel natal, bien qu'il les reconnaisse au premier coup d'oeil, bien qu'il soit prêt à tout pour les protéger, il ne s'est jamais effondré ainsi à la mort de l'un d'eux.
Pragmatique, il sait que c'est dans l'ordre des choses et que cela doit arriver. Après tout, il vit dans un château rempli de spectre, et a intégré le fait que la mort fait partie intégrante de la vie.
On en reparlera quand tu perdras ta femme, p'tit père.

She still does,” finit-il par répondre, après avoir laissé le silence accueillir la fin des explications d'Opaleye. Il tente de se faire rassurant, presque philosophe.
She is not dead yet. You'll mourn her when she is, but right now she needs you all to keep an eye on her.1

Il comprend la tristesse, même si elle lui échappe.
Mais entamer un deuil alors que la dragonne a encore des choses à vivre lui semble insensé.
Se préparer à la perte, oui.
L'enterrer en avance, non.
Les coudes sur les genoux, les mains jointes entre ses jambes légèrement écartées, il essaie de trouver les mots pour la rassurer, ou en tout cas la réconforter. Il marque une pause, comme pour réfléchir, puis sort sa baguette et, d'un mouvement sec, fait apparaître un mouchoir en tissus – avec un motif en tartan, on ne se refait pas. Il le lui tend, et reprend avec le même calme que plus tôt.
Un calme communicatif, qui explique sans doute pourquoi il arrive si facilement à approcher des dragons d'une race parmi les plus agressives.

Since you have a special bond with her...” Que ce soit vrai ou non, elle semblait le penser, donc autant partir dans cette direction. “You have to look after her until time has come for her to leave.2

S'en occuper, veiller sur elle. S'assurer que les braconniers ne profitent pas de cette faiblesse pour s'attaquer à nouveau à elle, ou qu'un autre dragon s'en serve pour tirer son épingle du jeu et agrandir son territoire.
Si majestueuse était-elle, sans doute aurait-elle besoin qu'on la tire de mauvais pas au cours de l'année à venir.
____________________
1Elle en a encore. Elle n'est pas encore morte. Tu en feras le deuil le jour venu, mais à l'heure actuelle elle a besoin que chacun de vous garde un oeil sur elle.
2Puisque tu as un lien particulier avec elle… Tu as le devoir de veiller sur elle jusqu'au moment de son départ.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Ven 11 Jan - 22:24

J’écoute avec attention l’homme en m’essuyant le visage avec le mouchoir qu’il m’a tendu. Il a raison, il lui reste du temps à Marama… Mais ce n’est pas pareil… J’ai peur qu’elle souffre, j’ai peur que d’autres subisse son sort. C’est une dragonne, certes, pas la plus ancienne… mais… Je suis surtout en colère et j’ai peur. Je finis de m’essuyer les yeux et le visage avant d’esquisser un petit sourire timide. Oui, je vais veiller sur elle, je me le jure. Je ne la laisserais pas partir seule.

« Merci. »

Je sursaute en entendant la voix forte de ma mère crier à table ainsi que la cavalcade de mes frères dans l’escalier. Je me lève et invite l’homme à me suivre d’un mouvement de tête. Légumes grillés avec des poissons, plat de chez nous. On ne mange pas beaucoup de viande, surtout du poisson, des légumes grillés ou vapeurs, ou des racines. Je me régale et laisse mes frères et mes parents discuter avec l’écossais. Je me mure dans mon silence en dégustant le repas. Je monte vite me coucher avant les autres : je n’en peux plus.

C’est mon père qui me secoue un peu après l’aube. On doit aller voir les Dragons, il est tôt et le soleil levant va resplendir sur leurs écailles ça va être magnifique ! Je me lève et me prépare en quatrième vitesse avant de faire les sacs. Cette fois direction les bureaux pour prendre les missions du jour avec Alistair. Je souris largement, plus heureuse qu’hier et les suis sans attendre. Aujourd’hui, on va voir Soona pour le matin et j’ai le droit de retourner examiner Marama ainsi que sa jumelle. Soona est la plus vieille et la plus magnifique des dragonnes de l’endroit. Je souris et vérifie que j’ai tout.

« Soona est l’une des reines ici ! C’est l’une des plus anciennes et des plus belles. Elle adore danser avec les nuages ! »

On se rend vite sur place et on s’installe pour vérifier que tout aille bien. Soona dort plus haut dans les montagnes. Elle a appris à reconnaître les dresseurs avec le temps… Du moins c’est l’impression que j’ai. J’entends son soupire et d’un bond elle jaillit du nid et j’écarquille les yeux en la voyant voler avec agilité et souplesse. Une vraie danseuse ! Elle s’étire longuement, danse ondule… Et moi je suis hypnotisée par sa beauté et sa force. Je souris largement. Les rayons du soleil dansent sur ses écailles et rendent la scène incroyable… J’ai toujours le souffle couper de voir cela.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Sam 12 Jan - 15:23


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Quelque part au milieu de la nuit, un rugissement retentit.
Real, not real ?
Que ce soit un son entendu dans son rêve ou non, le corps d'Alistair s'est mis en alerte et le voici réveillé depuis. Il se redresse sur un coude, conscient qu'il ne servira à rien de tenter de se rendormir, et écarte les couvertures d'un geste vif.
Il passe une main derrière sa nuque, étire ses muscles.
Il a peu dormi, mais il a surtout mal dormi. Le lit, si confortable soit-il, n'a pas trouvé grâce à ses yeux. Il est habitué à son matelas de plumes, à la présence à ses côtés. Même le souffle léger de Lucàs dormant dans son berceau lui manque.
L'Ecossais joue des épaules, attrape ses vêtements et les enfile rapidement. Il vérifie la présence de sa baguette sur lui et décide de sortir. Après tout, il ne sert à rien de rester ici à attendre l'éveil de ses hôtes.
Il se fait alors discret comme une ombre, glisse sur le sol avec la même légèreté que les spectres qui hantent le château MacFusty. Enfin, il ouvre la porte et se faufile à l'extérieur.
La température est fort peu clémente, en cette saison. Il s'en accommode assez rapidement toutefois, indifférent au nuage de vapeur qui s'échappe d'entre ses lèvres. Le cuir de dragon couvrant ses épaules le protège efficacement du froid, alors il n'hésite pas à s'aventurer, d'abord autour de la maison, puis de plus en plus loin.
Il s'arrête un instant pour observer les cieux, et leurs étoiles. Le plafond céleste est ici bien différent de celui qu'il connaît. Il ne trouve pas l'Etoile Polaire, ni les constellations habituelles. Il reconnaît la Croix du Sud, dont on lui avait parlé, mais n'est pas en mesure d'identifier autre chose.
Lumos.
La baguette de cèdre émet un faisceau de lumière qui lui permet de poursuivre son exploration. Il observe les plantes, parfois inconnues, écoute le ruissellement d'un cours d'eau qu'il ne trouve pas.
Et puis, au bout d'un long moment, l'atmosphère change. On sent que la nature s'éveille : on entend des bruissements, un cri d'oiseau. Alistair fait alors demi-tour.
C'est le teint humide de rosée quand il entre dans la maisonnée. Il croise Liam, qu'il salue à voix basse, soucieux de ne pas éveiller le reste de la famille. Ils se mettent au diapason sur le programme de la journée, et le jeune homme n'a alors que le temps de se laver rapidement avant de sortir à nouveau, en attendant le père et la fille.
Alors, à nouveau seul face à l'éveil matinal, il assiste au lever du soleil austral.
Il n'est pas insensible à la beauté, à la poésie même d'un tel spectacle. Ce n'est pas comparable au pâle soleil d'Ecosse, se levant lentement au-dessus de l'océan. C'est pourtant tout aussi extraordinaire.

Il ne faut pas longtemps pour qu'il soit rejoint par le père et la fille. Il salue l'adolescente d'un signe de tête, non sans s'assurer de son état. Elle lui avait semblé bien silencieuse durant le dîner de la veille, là où il l'avait pensée plutôt bavarde. Son grand sourire lui permet de comprendre qu'elle est sur le chemin de l'acceptation.
Aujourd'hui, il allait voir la doyenne de la réserve, s'il avait bien compris.
Ils arrivent rapidement sur place. Alistair suit le mouvement de ses deux compagnons, et devine la présence du dragon plus haut dans la montagne. Vont-ils à nouveau enfiler le bauridier pour s'essayer à l'escalade moldue ?
Ah, visiblement non. Car voici que la créature bondit de son nid et s'envole dans un geste délicat qui n'a d'égale que la grâce. Un spectacle hypnotique, presque aussi magnifique que le lever du soleil. Et de voir l'éclat matinal jouer avec les écailles…
Il en prend plein les mirettes, le petit. Il aura mille et une choses à raconter à sa famille à son retour.
Elle se pose bientôt, non loin du petit groupe. En effet, on dirait qu'elle sait la raison de leur présence ici et qu'elle veut bien se laisser faire, docile.
Extraordinaire.
Baguette à la main, les deux hommes s'approchent de l'animal, tournent autour avec prudence. Ils l'examinent, lui parlent parfois. Alistair, comme la veille, lui murmure des mots en gaélique pour la rassurer ou expliquer ce qu'il fait.
Au bout d'un moment, ils s'écartent d'un pas, d'un autre, avec mille précautions. Comprenant que l'examen est terminé, la dragonne déplie ses ailes d'un geste agile, et s'envole sans plus demander son reste. Elle danse avec les nuages, lance un long rugissement pour s'assurer d'être la seule sur le territoire.
How old is it ?1 interroge-t-il alors.
Elle était en parfaite santé. Pour dire qu'elle était la plus âgée, c'était assez impressionnant. Pas une écaille de travers.
Et c'était tant mieux.
Et maintenant ?

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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Sam 12 Jan - 17:15

J’observe les deux spécialistes s’occuper de Soona de loin. J’évite d’approcher les dragons éveillés de la sorte. Je n’ai pas encore l’expérience ou les réflexes… Je lève la tête en la voyant s’élever dans les airs avant de rejoindre mon père et Alistair qui pose une question… Je reste immobile en regardant mon père qui sourit avec une certaine fierté. Il a de quoi ! Il pose sa main sur ma tête en observant de vol de la reine du lieu

« Elle détient le record de l’opalœil le plus vieux et presque du dragon le plus vieux. Pratiquement soixante-dix ans. Quand j’ai commencé à travailler, il y a … un peu moins de trente ans, elle était déjà la reine. Et n’a jamais eu le moindre problème de santé. Des blessures suite à des combats oui… Mais jamais la moindre maladie ou le moindre accident. C’est également presque celle qui est… on pourrait presque dire apprivoisée… Elle ne se laisse pas approcher plus que nécessaire, mais elle a appris à connaître les soigneurs depuis le temps. À l’odeur je pense. Elle nous a valut par contre d’envoyer quelques sortilèges d’Oubliette. Elle a la dent et la rancune dure : si bien que lorsqu’elle poursuit un mâle ou un intrus, elle va très loin et parfois des moldus la voient. L’avantage avec nos dragons étant leur couleur : selon la hauteur les gens les prennent pour des nuages. Enfin… l’avantage chez nous c’est qu’il y a plus de moutons que d’habitants ! On va aller voir un mâle maintenant.
- Kokiko ?
- Non, L’Étrange. »

Je ris derrière ma main. L’Étrange est bien un dragon, mais on soupçonne qu’il ait une légère déficience mentale ou physique, ou les deux. Il est plus sous surveillance que les autres. Il est encore moins agressif que Soona, on pourrait presque le caresser, mais non. On reste prudent. On se déplace à nouveau et L’Étrange est en train de manger un mouton. Mon père me tend les jumelles et j’inspecte avec attention le dragon. Il mange nettement plus salement que les autres. Et il redresse soudain la tête en regardant vers nous. Il penche la tête sur le côté et je souris, amusée.

« On dirait un chiot qui veut jouer ! »

Je donne les jumelles à Alistair pour qu’il regarde. L’Étrange finit son repas et s’ébroue avant de s’étirer longuement et de reprendre son vol. Il est moins gracieux, mais je lui trouve une certaine poésie agréable à l’œil. C’est un patronus qui vient nous trouver alors qu’on se dirige vers la sœur de Marama. C’est un hypogriffe qui nous annonce.

« Braconniers attrapés. »

Mon père me regarde avec attention et hésite. Je secoue la tête et m’agrippe à lui. Je viens avec eux ! C’est hors de question de ne pas les confronter. Il soupire et invite Alistair à transplaner avec lui. Ils sont quatre, solidement attachés par des liens magiques. Je recule aussitôt dans un coin et observe en silence.
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Sam 12 Jan - 19:21


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Soixante-dix ans…
Une longévité exceptionnelle pour un dragon de cette espèce. Ou de n'importe quelle espèce, d'ailleurs. Impressionnant, d'autant plus que, de ce qu'on lui disait, elle était d'une santé de fer. Il y avait de quoi imposer le respect.
La mission terminée, il était temps pour eux d'aller vers d'autres horizons : un mâle, cette fois. Ces derniers avaient tendance à être dominés par les femelles, et ce quelle que soit la race d'ailleurs. Mais celui-ci devait être particulier, si l'on en croyait son nom.
L'Etrange ?

Ils transplanent, et tombent nez à nez – ou presque – avec un dragon en plein repas. Surpris qu'ils soient arrivés si près – quelques centaines de mètres à peine – Alistair recule de quelques pas. Réflexe oblige.
Il devine ce qui devait auparavant être un mouton sous les crocs de l'animal.
Quand il récupère les jumelles, il se fait la remarque qu'Opaleye a en effet raison : on dirait un petit animal, un enfant presque, prêt à bondir pour partager des amusements avec ses maîtres.
À cela près qu'Alistair n'avait absolument aucune envie de jouer avec un dragon. Ces bêtes là peuvent faire jusqu'à dix tonnes selon la race, trois dans le cas des Opaloeils. Autant vous dire que ce n'était pas la meilleure idée du monde que de se rouler dans la boue avec l'un d'entre eux.
Fort heureusement, le devoir les appelle ailleurs.
Il rend les jumelles à l'adolescente en voyant le patronus arriver, se tend nettement en entendant ce dernier.
Ils les ont attrapés.
Le sort réservé aux braconniers attrapés au large de l'Ecosse n'était pas des plus joyeux. Les hommes du clan se faisaient une joie de s'occuper d'eux avant que leur chef ne les amène au Département de la Justice Magique.
Histoire qu'ils aient ce qu'ils méritent.
Alors qu'en était-il ici ?
Il pose les yeux sur l'adolescente, et s'apprête à dire que ce n'est sans doute pas une bonne idée de l'amener – elle n'a que quinze ans ! - mais se retient en voyant qu'un échange silencieux s'opère entre le père et sa fille.
Il n'a pas son mot à dire.

L'air sévère, l'Ecossais avise les quatre braconniers attachés face à eux. Il les dévisage sans gêne, prenant sans s'en rendre compte l'attitude de celui qui dirige.
Car d'ordinaire, c'est bien le rôle qu'il occupe.
Cependant il n'agit pas. Il se tourne vers Liam, comme pour avoir son accord pour commencer. Après tout, il doute qu'eux-mêmes soient abilités à faire quoi que ce soit. Mais s'ils sont ici pour une confrontation, c'est bien qu'ils s'autorisent à parler, voire menacer les braconniers avant de les livrer à la justice.
Une fois certain d'avoir l'accord de son collègue, Alistair s'avance, s'assure que chacun d'entre eux a son attention. Il passe la langue sur les lèvres, comme pour se donner la contenance nécessaire.
Back where I'm from,” commence-t-il, en forçant son accent et en détachant bien chaque syllabe, “We tend to take poachers back to the dragons they attacked, you know before we deliver them to the authorities.1
Le calme avec lequel il s'exprime est saisissant. Sans doute cela met-il encore davantage mal à l'aise que s'il s'était mis à hurler de colère.
They're Black Hebrideans, you see. Extremely aggressive. Most of the time, it isn't almost an unbearable sight. Last time, I reckon they tried to eat the lad. He survived, mind my word. Survived, not lived.2
Il pourrait continuer dans les détails, et aimerait le faire. La présence d'une jeune demoiselle l'en empêche : ce ne sont pas des choses qu'on devrait laisser une enfant entendre.
It's not always easy to get the poacher back to us. And even so, then the Keepers have a thirst for revenge. How could they be blamed ?3
La menace est à peine voilée.
Les braconniers l'entendent-ils ? Sans doute.
Et maintenant, qu'en faisait-on ?

____________________
1Là d'où je viens, nous avons tendance à livrer les braconniers aux dragons qu'ils ont attaqués, vous savez avant de les livrer aux autorités.
2Ce sont des Noirs des Hébrides, voyez-vous. Très agressifs. La plupart du temps, la scène est insoutenable. La dernière fois, il me semble qu'ils ont essayé de dévorer le pauvres gars. Il a survécu, ne vous méprenez pas. Survécu, pas vécu.
3Il n'est pas toujours simple de récupérer le braconnier. Et quand bien même, les Soigneurs ont ensuite soif de vengeance. Comment le leur reprocher ?
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Sam 12 Jan - 19:49

L’Écossais est presque menaçant maintenant qu’il toise les braconniers. Et moi aussi j’ai envie de les voir souffrir… Je m’approche des sacs sur la table en écoutant, mais je me prends une tape sur la main. Je n’ai pas le droit de regarder, alors j’écoute. Il les menace, je vois que son idée plaît aux autres. Et à moi aussi. Mais ici les dragons ne sont pas agressifs. Ils ne sont pas les Noirs… Je regarde mon père qui fait craquer ses doigts. Il est massif mon père. Il meurt d’envie de mettre son poing dans le visage de l’un d’entre eux. Comme moi. Je sens mes doigts se refermer sur ma baguette et une main couvre la mienne. Aitu. Sévère avec ses tatouages Maori qui prend une des baguettes des braconniers et qui lance un sort pour voir les derniers lancés. Il le fait pour toutes les baguettes et hoche la tête.

« Vous vous en êtes prit à Marama. »

Je me sens fondre sur eux et deux bras m’attraper. Mon père qui me soulève alors que je me tortille pour moi-même aller les frapper. Ils ont osé toucher à nos dragons ! ET en plus à mon bébé ! Je ne cris pas, mais je fais de mon mieux pour aller les frapper. Mon père réussit à me sortir alors que je continue de vouloir aller venger la belle dragonne. J’entends juste Aitu parler.

« Nos dragons ne sont pas des Hébrides. Alors nous avons coutume de rendre coup pour coup à ceux qui touchent à nos dragons. Avec les mêmes sorts. En plus ensuite de les marquer. »

Mon père réussit à me faire sortir de l’endroit, complètement. C’est une lutte alors que nous semblons calmes autant l’un que l’autre. On sort dehors c’est encore la lutte jusqu’à la plage où mon père réussit à me faire tomber dans l’eau froide. Je m’arrête et le regarde. Il me rend mon regard, je baisse le mien en premier et me mords le poing, il me fait délicatement lâcher et me caresse le front.

« Je sais Opaleye, je sais ma princesse. Mais non. Pas aujourd’hui pour toi. Je sais que tu en meurs d’envie, je le comprends… Mais non. Je ne veux pas que tu le fasses. Ils sont arrêtés, ils ne feront plus de mal à aucun dragon. »

Il me prend dans ses bras et me berce doucement alors que je pleure à nouveau en silence. Mon père m’aide à me relever après quelques minutes. Il n’aime pas faire cela, il préférait ne pas avoir à le faire. Il me sèche d’un coup de baguette et nous rentrons. Un hibou noir jaillit d’une fenêtre. Le ministère sera au courant rapidement. Mon père soupire et m’installe dans son bureau avec une tasse de chocolat chaud sous le nez et attend. Il observe Alistair.

« Café ? »
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MessageSujet: Re: Les dragons rapprochent les gens   Sam 12 Jan - 21:27


DRAGONS BRING PEOPLE TOGETHER



Fort heureusement pour les braconniers – ou pas -, ils ne sont pas en Ecosse. Les menaces resteront donc des menaces, avec pour seul but de leur faire perdre leurs couleurs de crainte d'être envoyé à l'autre bout du monde avec le chef de clan.
Il ne serait absolument pas contre cette solution.
Cela dit, il est curieux de savoir comment les locaux gèrent leurs braconniers, avec des créatures aussi peu farouches et dociles que les Opaloeils.
On ne tarde pas à lui répondre. Les quatre baguettes sont passées au crible, et on découvre bien rapidement le responsable de l'état de la belle dragonne.
La réaction d'Opaleye ? Alistair la remarque, mais n'intervient pas – car ce n'est une fois encore pas son rôle. Il laisse Liam s'occuper d'elle et reste plutôt avec Aitu, imperturbable. Il observe le châtiment réservé aux hommes, sans y prendre part – une fois encore, il n'est pas de son droit de participer à cela, il n'est pas chez lui.

Une fois les choses règlées, il prend le temps d'échanger quelques mots avec Aitu, le remercie de l'avoir laissé assister et de lui avoir expliqué le fonctionnement local. Il le salue, puis s'échappe pour retrouver le père et la fille, sur la plage. Il arrive alors que l'adolescente est sèchée d'un coup de baguette, soucieux.
Ces ascenseurs émotionnels ne sont pas de tout repos. Pour une jeune fille, cela doit être particulièrement éprouvant, d'autant plus qu'elle semble attachée personnellement à chacun de ses animaux.
Aurait-ce été différent pour lui ?
Sans doute. Il aurait été traité différemment pour une raison simple, qu'il ne parvient pas à formuler : il était un homme, et personne ne se souciait de sa fragilité ou de son émotivité.
Est-il une raison différente à la base de sa sollicitude pour cette jeune demoiselle que ce sexiste latent découlant de son éducation ? Sans doute pas.

D'un air distrait, il observe le hibou s'envoler, missive coincée dans le bec. Il hoche la tête quand on lui propose un café. Oui, ce serait sans doute nécessaire.
Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il est rassuré qu'on lui propose pas une tasse de thé.
Aye, please,” répond-il d'une voix moins assurée qu'il l'aurait voulu.
Café en main, il regrette une seconde qu'il n'y ait pas une goutte de Whisky Pur Feu à l'intérieur. Évidemment, il a ramené une bouteille à son hôte, cuvée du clan, offerte la veille.
Mais ce n'est pas l'occasion de l'ouvrir.
You alright lassie ?1 Cela fait déjà deux fois en deux jours qu'il pose la question. Quelle idée aussi de lui coller une adolescente dans les pattes ! “Do you often have poachers like those ? Do you manage to catch all of them ?2
Bien sûr, il ne revient pas sur le traitement qu'on leur inflige. Si ça ne tenait qu'à lui, il les donnerait en dîner au dragon le plus cruel de tous. Ou il les enverrait nourrir les Magyar à Pointes en Hongrie, et les regarderait se démener avant de succomber à la cruauté de l'animal.
Il avale une longue gorgée de café, sans se soucier de la brûlure que cela occasionne.
How about you lassie ? Do you manage to cope with this ?3

____________________
1Ca va aller, jeune fille ?
2Faites-vous souvent face à des braconniers dans leur genre ? Arrivez-vous à tous les capturer ?
3Et toi jeune fille ? Tu arrives à faire face à tout ça ?
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