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 Un excès de justice. [PV: Siobhàn Ó'Ceallaigh]

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MessageSujet: Un excès de justice. [PV: Siobhàn Ó'Ceallaigh]   Ven 7 Sep - 10:39

Un excès de justice

Ces nuits noires étaient ses favorites. C'est lors de ces moments là, sans lune ni étoiles, qu'il se sentait en partie revivre. Loin des souvenirs, mais proche de ce à quoi il devait inspirer. Souvent, il n'attendait que ça pour œuvrer, pour traiter des cas compliqués qu'il ne gardait que pour lui ; car lorsque la justice institutionnelle ne suffisait plus, il lui fallait s'attribuer plus que le rôle de juge, mais également celui de bourreau. Il n'en était pas à sa première fois, et ce soir, il savait exactement où et comment frapper. Il avait depuis longtemps prit ses dispositions pour cette mission en s'étant donné les moyens d'accéder aux informations qu'il se devait d'obtenir pour être au mieux efficace. Cette même efficacité mise au service de la déontologie, dans ses derniers et infimes caractères, car les personnes qu'il traquait ne s'en souciaient guère, et ne se laissaient pas impressionner par les interventions des aurors. Cependant, ceux-ci n'avaient jamais eu à faire à la détermination ni à la combativité de Matthew Olsen.

Dès lors où son habituel costume baignait dans cette longue cape sombre et épaisse dissimulant également son visage, l'innocence n'existait plus. Mais ce n'était pas lui : il ne s'agissait que d'un spectre gorgé de méthodes de jugements et de sentences. La seule limite était de ne pas détruire ; de ne pas tuer. Cela constituait la seule et unique chose qui risquait de rompre à tout jamais avec ce qui faisait ce trait d'union entre lui et cette idée. Cette idée était encore humaine et pertinente, à la limite de ce qui était acceptable pour les hommes de lois au sein du ministère.
L'idée était humaine, mais son enveloppe, elle, ne pouvait pas s'autoriser à l'être, car tant que la proie n'était pas derrière les barreaux, aucun signe de fatigue ni de faiblesse ne pouvait être permis. Ceux qu'il poursuivait devaient se sentir opprimés, mis en cage, et regretter la moindre de leurs actions néfastes, tout en ressassant et en déplorant leurs premières déviances. Telle était la volonté de Matthew, quelques fois, d'alterner le portrait; de rendre justice aux opprimés et pour une fois, de réagir avec leur colère, leur désespoir, pour châtier sans grâce ces persécuteurs.
Il n'y avait pas que la magie qui permettait ce châtiment, mais également la violence physique. Le simple fait de sentir les os de ses poings craquer à l'impact de ceux du visage de ses victimes donnait à Matthew toujours un peu plus d'adrénaline. Quelques heures plus tard, ceux qui songeaient à terroriser des innocents se réveilleront avec leur visage tuméfié, et n'auront que pour seul souvenir une silhouette encapuchonnée, vengeresse, qui les observaient. Pas de mort, juste l'oppression contre les oppresseurs.

... Mais rien n'était aussi simple. Matthew, tenant à surpasser ses limites et trop conscient des conséquences désastreuses d'un échec, se battait comme une bête sauvage, et même cerné puis acculé, il continuait de se relever, jusqu'à réussir. Il n'y avait aucune priorité : ni même celle de survivre, ni celle de l'emporter. A cet instant, tout était primitif : c'était lui ou eux. Et si personne ne pouvait les rabaisser ni leur résister, comment pourront-ils un jour songer à cesser leurs desseins occultes ?  

Tout se terminait toujours dans le sang et dans l'agonie, mais qui souffrait le plus ? les mages noirs étalés au sol, tous inconscients et couverts de bosses et de traces de violences, dans un sombre recoin des rues les plus malfamées d'Hackney, ou Matthew, rampant au sol, avec des phalanges en miettes et le corps lacéré de multiples blessures ouvertes, provoquées par de la magie noire ? l'auror à l'âme vengeresse luttait pour ne pas lui aussi sombrer dans un comas. Un léger traumatisme ne lui permettait ni de voir ni d'entendre correctement. Au moment de se relever, il tituba, un bras tendu cherchant appui. Il se heurta d'abord à une cabine téléphonique, avant de se stabiliser tout en manquant de trébucher encore une fois.

Il s'arrêta un instant et se tût pour apprécier cette tranquillité soudaine après tout ce fracas. Il se ressourça un bref instant en sentant un léger vent soulager quelques brûlures au visage. Un bien trop bref moment, qui le laissa à nouveau dans une lutte infernale contre la douleur.
Il regarda ensuite par-dessus son épaule et s’aperçut une nouvelle fois du succès de sa mission, pour ensuite rebrousser chemin dans le but de fouiller les mages noirs évanouis. Comme bien souvent malheureusement, aucun d'entre eux n'allait pouvoir être aussi facilement identifié. Dans un accès de frustration, il frappa du pied droit les cotes d'un des corps, avant de lancer un Incarcerem sur chacune d'elle, puis de signaler sa présence à d'autres autorités compétentes grâce à un Periculum.

Après avoir encaissé quelques diffindos et d'autres sorts particulièrement douloureux, Matthew sortit de sa poche un morceau de papier froissé. Sur celui-ci figurait de multiples adresses à Londres ainsi que dans le Monde Magique. Des adresses de personnes aptes à le soigner ou à l'aider ; car une nouvelle fois, il voulait se montrer capable d'agir seul sans que le ministère ne lui recommande encore une fois un binôme.

Avant que la police magique n'arrive pour constater les faits et emmener les mages noirs en cellule, Matthew prit connaissance de l'adresse à laquelle il devait se rendre. Incapable de se déplacer plus rapidement car trop blessé, chaque prise devint pénible et douloureuse, chaque traction nécessitait un effort titanesque. Mais l'abnégation était la qualité d'un auror, si bien que même complètement affaiblit, Matthew était encore capable de quelques efforts. Cependant, même en puisant dans ses dernières ressources, son corps vint à chuter lourdement depuis un muret, et il perdit connaissance. Cette fois, impossible de lutter contre la douleur ; le choc l'assomma de suite.
Dans une ruelle discrète de Clerckenwell et au beau milieu de la nuit, le corps inerte et gravement blessé du sorcier reposait dans une benne, au milieu de sacs poubelles nauséabonds.

Le réveil fut surprenant et affolant : Matthew reprit connaissance dans un appartement, torse nu et couvert de bandages. Il ne semblait pas de retour au ministère et espérait ne pas avoir été recueilli par un moldu. Se redressant tant bien que mal sur un canapé classique, il vit devant lui, sur une table basse, son étui avec sa baguette magique à l'intérieur. Alors qu'il regardait ses bandages et en souleva quelques uns pour remarquer plusieurs entailles, il cligna des yeux pour rectifier sa vue et remarquer, non loin, de multiples préparations de potions. Encore une fois, la chance lui avait sourit. Ses mains tremblotantes étaient écorchées, couvertes de sang caillé, et probablement que quelques unes de ses phalanges étaient fissurées, mais il était chaud, probablement à l'endroit qu'il cherchait.



- Siobhàn Ó'Ceallaigh... ? Murmura-t-il, égaré.

Inutile de tenter de se lever. Trop amoché et ayant poussé son corps à ses dernières limites, tous ses membres étaient engourdis. Tant qu'il n'était pas certain de l'identité de son sauveur, il ne pouvait prendre le risque de décliner la sienne. Voulant se montrer plus résistant qu'il ne l'était, il glissa son corps le long du dossier, pour s'asseoir et mieux observer l'endroit. Il ne pouvait que s'agir du lieu de vie dans lequel il voulut se rendre.
Vulnérable et ayant surtout fini le travail qu'il devait accomplir, il lâcha prise et expira fortement pour surmonter un accès de stress.


- Je vous suis reconnaissant de m'avoir aidé. Grimaça-t-il dans un nouvel effort.
 
Une violente retombée d'adrénaline laissa Matthew calme et fatigué, le ramenant à lui : Un homme discret, poli et quelque peu égaré. En cette matinée grise et brumeuse, il vînt à espérer que les criminels qu'il avait arrêté se trouvait en ce moment en cellule, attendant leur jugement au même moment où les autorités compétentes constituaient leurs dossiers afin de constituer les charges à leur encontre. Il était certain que dans quelques jours, il comparaîtra pour veiller à leur incarcération.

- Je... j'ai dû perdre connaissance. Je suis navré de vous importuner.
S'excusa-t-il, immobile et essayant de surmonter les multiples douleurs qui étiraient sa peau.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Un excès de justice. [PV: Siobhàn Ó'Ceallaigh]   Mar 18 Sep - 21:20


A smile

With no cost

Feat @Corvus Rosier

La journée de Siobhàn avait été extrêmement longue et elle avait plus qu'hâte de voir arriver sa soirée tranquille dans son petit appartement du Londres Moldu. Lorsqu'elle avait mis les pieds hors de son lit ce matin même, elle avait préssenti qu'elle allait vite le regretter. Et qui avait dit qu'une Cracmol dépourvu de talents magiques ou du Troisième Oeil pourrait avoir raison quand à ses pressentiments ? Le fait est qu'elle s'était vite rendue compte que cela n'allait pas aller en s'arranger ... Entre le temps horriblement mauvais qu'il faisait et les clients qu'elle avait eu ... Elle avait cru qu'elle allait s'arracher les cheveux. Elle avait dû envoyer Corvus dans l'arrière boutique pour lui éviter d'avoir à faire face à deux de leurs pires clients. Lorsqu'elle les avait vu franchir le pas de sa boutique, un long soupir lui avait échappé et elle avait souhaité pouvoir s'enfuir dans l'arrière boutique. Mais malheureusement, elle ne pouvait pas laisser son jeune apprenti affronter ces deux hommes seul, car ils ne feraient qu'une bouchée de lui et lui mettraient le moral dans les chaussettes pour au moins toute une semaine. C'était exactement le genre de clients qu'elle détestait : imbus d'eux-même, ne jurant que par la Magie et ses usagers et surtout intolérants à toute forme de changements. Ils savaient pourtant très bien que la propriétaire de cette boutique détestait les discriminations, surtout celles faites envers les Cracmols, et pourtant ils ne pouvaient s'empêcher de harceler le jeune apprenti et de lui faire sentir toute la suffisance qui les habitaient. Ce jour là n'avait pas fait exception ... Ils avaient continué à parler à côté d'elle comme si elle était invisible et comme si son avis leur importait peu. " Oh oui, ces fichus Cracmols si inutiles !" "Oh, on devrait tous les exclure de notre société, ils n'y ont pas leur place !". Cela avait été l'heure la plus longue de toute sa journée ... Oh, combien de fois elle avait eu envie de les mettre à la porte avec un bon coup de pied au cul en leur criant que s'ils trouvaient les Cracmols si inutiles ils n'avaient qu'à se trouver une autre potionneuse ! Mais elle devait lutter, lutter contre cette envie, et tenir, garder son secret ... Tout reposait sur ce secret. Si elle voulait avoir une chance de pouvoir changer les choses de l'intérieur, alors c'était essentiel. Son secret était bien gardé et il le resterait ... Jusqu'à ce qu'il soit temps de le révéler.

Heureusement, le reste de la journée s'était déroulé plus simplement et elle avait pu profiter du calme de l'arrière boutique avec Corvus, penchée sur la préparation de plusieurs commandes faites dans les jours précédents. Les nerfs de Siobhàn avaient pu donc être ménagés et cela avait été réparateur. Heureusement que chaque jour ne se passait pas ainsi ... Elle avait terminé très tard pour prendre de l'avance sur certains travaux, après avoir renvoyé Corvus dormir un peu. La nuit était bien entamée quand elle prit le chemin du retour et elle pressa le pas quand elle repassa enfin du côté Moldu de Londres. Son chez-elle l'appelait, son grand lit surtout. Mais au détour d'une ruelle, quelque chose stoppa sa marche rapide. Là, sur le côté, dans la benne à ordures à deux pâtés de chez-elle ... Quelque chose gémissait ! Peut-être était-ce un animal blessé ? Mon dieu, il fallait qu'elle intervienne, qu'elle fasse quelque chose ! Elle s'approcha lentement, pour ne pas effrayer ce qui s'y cachait et ... Oh dieu ! Un homme, blessé ! Voilà ce qui s'y cachait ... Elle ne pouvait pas le laisser comme ça ... Non, sincèrement, même si elle ne le connaissait pas, elle ne pouvait décemment pas l'abandonner ici comme ça. Ce fut avec beaucoup de difficultés qu'elle réussit à le tirer de là et à le ramener jusqu'à son appartement, mais une fois que ce fut chose faite, elle fut ravie. Heureusement qu'elle habitait au premier étage ! Elle le porta jusqu'à son canapé, au milieu du salon, entre ses bibliothèques remplies de gadgets moldus et celles pleines de livres en tout genre. Et elle passa ensuite les deux heures suivantes à réparer un peu cet inconnu ... Elle dût le désaper - et elle trouva ainsi une baguette, preuve qu'il était un sorcier - et plusieurs autres affaires personnelles, qu'elle posa sur la table basse en face du canapé. Les mains de l'inconnu étaient très abîmées, comme s'il s'était battu et vu son état, on se demandait s'il avait gagné. Et dans ce cas, dans quel état était l'adversaire ?! Elle l'enroula difficilement dans des bandages en appliquant quelques cataplasmes et une fois que cela fût fait, il ressemblait presque à une momie. Mais au moins ... Il devrait guérir correctement. Elle ne s'était occupée que très rapidement de ses mains, préférant finir quand il serait conscient.

Sa nuit fut courte et un peu agitée : le fait d'avoir un inconnu sur son canapé - plus particulièrement un sorcier - y était sûrement pour quelque chose. A son réveil, elle put constater qu'il dormait encore et commença donc à préparer un petit-déjeuner conséquent en prévoyance de son réveil. Il serait sûrement affamé ... Une voix légèrement éraillée et un peu fatiguée l'interpella. Alors comme ça il connaissait son nom ? Oh oh, ce n'était pas forcément bon signe ça ... Pourvu qu'il ne soit là que par hasard, pourvu que ce ne soit que ça ... Pourvu qu'il ne sache rien et qu'il n'enquête pas sur elle ...


" Oula, ne forcez pas trop, allez-y doucement, ça serait dommage de réduire à néant tout le travail que j'ai effectué pour vous remettre en état, le taquina-t-elle gentiment en reposant sa tasse de chocolat chaud et en se dirigeant vers lui. Siobhàn, c'est bien moi ... Et à qui ai-je affaire pour que vous me connaissiez et que vous me cherchiez ? "


Le voyant vacillier légèrement, elle lui fit signe de rester assis et de ne plus bouger.


" Hop hop hop ... Allez-y doucement, ne forcez pas ! Restez allongé ou au moins assis, ne tentez pas de vous mettre debout ! Je vous ai trouvé inconscient dans une benne à ordure en pleine rue côté moldu, dans un état plus proche du coma qu'autre chose, lui expliqua-t-elle en s'approchant de lui avec une assiette chargé de nourriture, tout en tentant d'éloigner Bourriquet, son Niffleur du blessé. Voulez-vous que je regarde vos mains avant de manger quelque chose ou l'inverse ? Oh, et ne faites pas attention au bazar et aux bestioles qui l'envahissent ... "


Avec un Niffleur, un Botruc et un bébé Aururey à domicile, il était parfois difficile pour la jeune Cracmol de garder son appartement en état ... Surtout qu'elle n'avait pas tendance à être particulièrement organisée et que ses gadgets envahissaient vite tout l'espace.


" Est-ce que ... Est-ce très douloureux ? lui demanda-t-elle en vérifiant rapidement l'état des bandages autour de ses côtés. Et est-ce que je peux vous demander ce qui vous a mis dans cet état, bon sang de bon soir ?! Vous auriez pu mourir, le sermonnais-je en grondant après l'inconnu, les sourcils froncés. Vous avez vu votre état ? On dirait une momie ensanglantée ! Vous avez eu beaucoup de chance que j'ai un stock de potions de soins et de cataplasme ici et de quoi en préparer plus au cas où ! "

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MessageSujet: Re: Un excès de justice. [PV: Siobhàn Ó'Ceallaigh]   Mer 19 Sep - 11:06

Un excès de justice

   

- Siobhàn, c'est bien moi ... Et à qui ai-je affaire pour que vous me connaissiez et que vous me cherchiez ?

- Matthew. Murmura-t-il très faiblement, en ayant le souffle coupé pendant les soins qu'on lui donnait. Il toussa pour réajuster sa voix et se reprendre. Je m'appelle Matthew...

De multiples lésions, probablement un léger traumatisme crânien et quelques fractures : rien de nouveau qui pouvait inquiéter Matthew, finalement calme en ayant la certitude d'être en sécurité. Lorsqu'il su que ses jours n'étaient pas en danger, il devînt moins fuyant, et comme peu soucieux de ses blessures, il tentait de réanimer son corps. Néanmoins, si rien ne pouvait mettre sa vie en jeu, la douleur était réelle, et chaque effort engendrait un mal foudroyant. Siobhàn, soigneuse, l'apaisa encore une fois, lui expliquant dans quel état déplorable il avait fini, et où.

- Hop hop hop ... Allez-y doucement, ne forcez pas ! Restez allongé ou au moins assis, ne tentez pas de vous mettre debout ! Je vous ai trouvé inconscient dans une benne à ordure en pleine rue côté moldu, dans un état plus proche du coma qu'autre chose...

Matthew eut une légère micro-expression d'énervement. Il lui fallait encore apprendre à se préserver des autres et à anticiper les imprévus comme celui de cette nuit. Le mage qu'il traquait devait être seul, et finalement, celui-ci s'était entouré de puissants alliés. Il se jura, à ce moment-là, de ne pas louper aussi ridiculement ses prochaines fois.
Son expression s'altéra aussitôt lorsque de bonnes odeurs de nourritures familières vint à lui, égayant un peu ses sens encore concentrés sur de violents ressentis. Son sourire s'élargit à la vue d'un curieux mais affectueux Niffleur.

- Oh, et ne faites pas attention au bazar et aux bestioles qui l'envahissent.

- Ce n'est rien. J'adore ces bêtes. Puis vous avez l'air très équipée...

Matthew vérifia l'état de ses mains en tentant de serrer les poings. Dans l'effort, il comprit que quelques os devaient s'être fissurés lorsqu'il avait frapper les criminels au visage. La sensation était désagréable, mais dans sa petite fierté de gentleman et dans son introversion habituelle, il voulut encore prendre sur lui.

- Ça peut attendre, merci beaucoup, pour cette assiette...

Il prit un peu de nourriture et tenta de se mouvoir le moins possible lorsque Siobhàn observa ses blessures. Sans être crispé, son état ne lui évoquait que quelques souvenirs similaires où il dût s'en remettre aux autres pour se soigner. Ce trait de caractère lui fut certainement transféré par son père; même homme intrépide et combatif, qui ne dérogeait pas aux règles de la lignée Olsen.

- Est-ce que ... Est-ce très douloureux ?


- On va dire que je préférerais que ça le soit un peu moins...

Vint le moment des questions auxquelles Matthew n'avait pas encore répondu. Silencieux et mangeant lentement, il se sentait revenir un peu plus, et même si son corps était faible, son mental d'acier couplé à son instinct combatif lui permettait de rester éveillé.
Reconnaissant de l’hospitalité de la jeune femme ainsi que de ses soins, il se résolut à parler, également peut-être pour lui apporter un diagnostic fiable sur son état de santé.



- Vous devriez voir leur état à eux. Je suis un auror, et j'ai mis les pieds dans un piège. L'homme que je traquais devait être seul, cette nuit. Finalement, il était accompagné de trois autres individus. J'ignore pourquoi ils voulaient créer des inferius, mais ils ne le feront plus. Ils sont derrière les barreaux et leur audience aura lieu ces prochains jours...

Alors que Siobhàn saluait la chance de Matthew lorsqu'elle remarqua qu'il lui restait d'avantage de soins appropriés, l'auror quant à lui, mangeait à sa faim, avant de poser doucement l'assiette au pied du fauteuil sur lequel il vînt de se redresser dans un autre effort lui coûtant une sensation désagréable de rasoirs lacérant son corps.

- J'ai subis quelques diffindos. Certaines entailles sont plus profondes que d'autres. Très peu de coups. Ils étaient nombreux, mais j'ai réussi à les surprendre tout de même. Ce sont de dangereux mages noirs qui cherchaient à attenter à Londres, j'ignore pourquoi mais les chefs d'accusations sont assez nombreux pour leur garantir une place en prison, et ils n'auront certainement rien à la défense. Cette ville est peuplée de gens bien, elle mérite qu'on se batte pour elle...

Moldus, cracmols, sorciers, il n'y avait pas de distinctions possibles pour Matthew, voué à protéger quiconque risquait d'être frappé par les forces du mal. Depuis enfant préparé à devenir auror, son tempérament à la fois doux et déterminé ne faisait aucune concession quant à son sens du devoir. Souhaitant comparaître dans quelques jours pour terminer son travail, il s'en remit alors pleinement à Siobhàn.

- On dit que vous êtes la meilleure dans votre métier. Je suis navré de vous mêler à ça. Peut-être avais-je le choix. Quoi qu'il en soit, je vous remercie...





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